Elisabeth Schwarzkopf

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Avis des internautes liés aux articles de Elisabeth Schwarzkopf

Une merveille
PIerre
 |  Note moyenne des internautes :5/5  | 
Paris, 04/05/2011
Enfin un coffret digne du large éventail des talents d'Elisabeth Schwartzkopf. Le précédent coffret...
Lire la suite Enfin un coffret digne du large éventail des talents d'Elisabeth Schwartzkopf. Le précédent coffret-hommage paru lors de son décès était fort succinct. On retrouve enfin les merveilleux enregistrements réalisés à la fin des années 1940 et durant toute la décennie 1950, notamment les merveilleux extraits d'opéras de Richard Strauss et ses vier letzte lieder, ainsi que les airs et les lieder de Mozart. Impossible ici de citer la superbe sélection de lieder présentée. Seul regret : un disque d'opérettes viennoises est insuffisant, à mon avis, mais ce n'est pas grave puisque ces gravures sont disponibles chez Naxos. Le livret est encore et toujours minimal, mais à ce prix ...
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Le Così du siècle,...
27011213
 |  Note moyenne des internautes :5/5  | 
Occitània, 06/08/2011
Karajan a enregistré en 1954 ce Cosi fan tutte, peu avant ou après son Ariane à Naxos, encore un...
Lire la suite Karajan a enregistré en 1954 ce Cosi fan tutte, peu avant ou après son Ariane à Naxos, encore un opéra de l'ambiguïté. Epoque incontestablement bénie dans sa carrière. Le legato déjà présent, la rondeur sensuelle et comme ironique du son, celui du Philharmonia à son sommet, expriment le cynisme inhérent à l'oeuvre, par lequel il faut passer pour le dépasser, ce que ne comprendront jamais les exégètes vertueux. C'est ainsi que nous sentons qu'il y a autre chose derrière ce qui est dit, autre chose que la trivialité antiféministe de l'anecdote, que c'est un opéra du désir et de ses ruses et que, idée pas étrangère au XVIIIe siècle, le théâtre est plus vrai que la vie réelle et que ses conventions, lesquelles ont l'air de triompher dans le choeur final. Les chanteurs sont presque toujours les meilleurs dans leur rôle, le Ferrando de Simoneau, lyrique et tendre, l'Alfonso de Bruscantini, qui s'intégre parfaitement à la conception du chef, toujours ironique et ambigu, jamais affirmatif ni vraiment méchant, paraissant les soixante ans du personnage alors qu'il en avait trente, la Fiordiligi de Schwarzkopf, ici le commentaire est inutile, la Dorabella sensuelle de Nan Merriman, excitante (pour un homme, physiquement) dans la scène de la séduction, la si vivante et nerveuse Despina de Lisa Otto, le Guglielmo un peu brutal, mais c'est parce qu'il doit l'être, de Rolando Panerai, tous volontairement différenciés même quand les tessitures sont proches, et on devine ici encore le rôle du chef dans la mise en valeur de ces oppositions de caractère. Il y a les coupures de l'époque, la technique d'enregistrement date, mais face à un tel miracle, les versions récentes et trop souvent péremptoires ne peuvent rien. Livret sur CD-Rom (autres possibilités chez EMI).
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Cultissime
Pierre
 |  Note moyenne des internautes :5/5  | 
Paris, 04/05/2011
C'est un enregistrement toujours culte, malgré ses près de 60 ans d'âge, qu'a réalisé Karajan avec...
Lire la suite C'est un enregistrement toujours culte, malgré ses près de 60 ans d'âge, qu'a réalisé Karajan avec Gobbi, Schwartzkopf, Moffo, Panerai ... Il n'a pas pris une ride et la remastérisation effectuée est parfaite. Documentation brève, complétée comme d'habitude par un CD-ROM de documentation numérique.
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On croyait connatre...
Anonyme
 |  Note moyenne des internautes :5/5  | 
Vincennes, 21/11/2008
...ce concert légendaire de réouverture de Bayreuth - que l'on trouve partout depuis près de 60 ans...
Lire la suite ...ce concert légendaire de réouverture de Bayreuth - que l'on trouve partout depuis près de 60 ans. Et pourtant! Là, parce qu'Orfeo a retrouvé les bandes originales de la Radio bavaroise (et les a restaurées comme il le faut), c'est une (re)découverte : l'orchestre - et son chef - est là. Et c'est à tomber à genoux.
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Biographie de Elisabeth Schwarzkopf

Elisabeth Schwarzkopf est une soprano allemande, naturalisée anglaise, née le 9 décembre 1915 à Jarotchin (Grande-Pologne près de Poznan, à l’époque Prusse-Orientale) et décédée le 3 août 2006 à Schruns, en Autriche.

Olga Maria Friederike Schwarzkopf naît le 9 décembre 1915 à Jarotchin, près de Poznan. Son père, Friedrich, est un instituteur prussien à la mentalité rigide qui lui fait don de son intransigeance et de sa passion pour la langue allemande. Sa mère, née Elisabeth Fröhling, la gratifie d’une oreille musicale très sûre, d’une volonté de fer, et de son prénom.

Dès l’âge de 10 ans, Elisabeth déchiffre parfaitement les partitions, s’accompagne elle-même au piano et chante souvent dans des concerts amateurs, ce qui lui permet de tenir le rôle-titre de l’Orphée et Eurydice de Glück dans la production de fin d’année de son école de Magdebourg, en 1928.

Studieuse, appliquée, elle est facilement reçue à la Hochschule für Musik de Berlin en 1934 où son premier professeur, une certaine Lula Mysz-Gmeiner, décide qu’elle a une tessiture de mezzo-soprano. Sa mère proteste fermement, et obtient qu’Elisabeth aoit acceptée dans la classe du Professeur Egonolf comme soprano colorature. C’est le 15 avril 1938 qu’elle fait ses débuts comme l’une des filles-fleurs de Klingsor dans le Parsifal de Richard Wagner, sous la baguette de Karl Böhm, puis comme l’un des trois pages de la Flûte enchantée de Mozart.

Elle n'a pas encore 18 ans lorsque Adolf Hitler arrive au pouvoir en Allemagne. Comme bon nombre de jeunes artistes, elle s’inscrit, dès 1935, au syndicat des étudiants nazis. En 1938, elle demande son adhésion au Parti national-socialiste. Mais si on lui offre des rôles plus importants — que ce soit dans l’opérette aussi bien que dans les productions de Richard Strauss — c’est aussi parce que son talent est déjà exceptionnel.

Le compositeur du Chevalier à la Rose la recommande à sa cantatrice fétiche, Maria Ivogun, qui la prend comme élève. Le chef d’orchestre Karl Böhm l’invite à Vienne, où elle touche un public de connaisseurs dans ses interprétations de Lieder, accompagnée par le pianiste Michael Raucheisen, avec qui elle réalise ses premiers enregistrements.

En septembre 1941, elle fait entrer La Chauve-Souris de Johann Strauss II au répertoire de l'Opéra de Paris devant un public de sympathisants de l'armée d'occupation. Ce début de carrière est interrompu brutalement par un début de tuberculose qu’elle devra soigner pendant deux ans dans un sanatorium des Monts Tatras, dans le sud de la Pologne, où le Gauleiter Hans Frank lui fera une cour assidue.

Guérie, c’est en 1944 qu’elle fait ses vrais débuts à Vienne : Rosine, du Barbier de Séville, Blondine, de L’Enlèvement au Sérail, Zerbinetta d’Ariane à Naxos.

Après la défaite de l’Allemagne, son appartenance au parti nazi et ses liens avec Hans Frank et Joseph Goebbels, ministre de la propagande d’Hitler, lui vaudront de passer devant le tribunal de dénazification des artistes de Berlin. Ce tribunal l’acquittera, ainsi que bien d’autres artistes, comme par exemple son ami le chef d’orchestre Wilhelm Furtwängler, dont le rôle dans l'Allemagne nazie demeure quand même sujet à caution. C’est alors que commence une carrière internationale d’une incomparable qualité, sous la houlette d’un producteur et directeur artistique anglais, Walter Legge qu’elle épousera en 1953.

À Vienne, elle chante les rôles de Mimi (La Bohême) et de Violetta (La Traviata). À Londres, en 1947, elle est Donna Elvira (Don Giovanni de Mozart). La même année, elle est Susanne à Salzbourg (Les Noces de Figaro). Herbert von Karajan l’engage à la Scala de Milan où elle chantera Mozart (La Flûte enchantée, Cosi fan Tutte), Wagner (Tannhäuser), Gounod (Faust), Richard Strauss (Le Chevalier à la rose), Debussy (Pelléas et Mélisande).

En 1950, elle est Marcelline dans le Fidelio, sous la baguette de Furtwängler. En 1951, elle crée, à Venise, le rôle d’Anne Trulove dans l’opéra The Rake's Progress (La Carrière d'un libertin) sous la direction du compositeur, Igor Stravinski. En 1953, pour le cinquantenaire de la mort de Verdi, elle chante le Requiem, sous la direction de Vittorio de Sabata. La même année, elle créé Le Triomphe d’Aphrodite de Carl Orff. En 1955, à San Francisco, elle est la maréchale dans Le Chevalier à la rose de Richard Strauss. La même année, elle est Alice Ford dans le Falstaff de Verdi.

En 1957, sous la direction de Tullio Serafin, elle est Liù, (Turandot de Puccini) aux côtés de Maria Callas dans le rôle-titre. Elle ne fera sa première apparition au Metropolitan de New York qu’en 1964 (Le Chevalier à la Rose), car Rudolf Bing, le directeur du Met s’opposera longtemps à la venue de certains artistes dont il conteste la « dénazification ».[1] De 1960 à 1967, elle se concentre surtout aux rôles mozartiens : donna Elvira, la comtesse Almaviva, Fiordiligi et ses deux opéras fétiches de Richard Strauss : Le Chevalier à la rose et Capriccio (rôle de Madeleine). Durant toute cette carrière dédiée au théâtre lyrique, elle reste fidèle aux Lieder de langue allemande par de nombreux récitals : Beethoven, Glück, Mahler, Mendelssohn, Mozart, Max Reger, Schubert, Schumann, Richard Trunk, Hugo Wolf, Hermann Zilcher…

On notera en particulier tous ceux qu’elle a réalisés avec le pianiste Gerald Moore, ceux chantés avec les sopranos Irmgard Seefried ou Victoria de Los Angeles, la mezzo-soprano Christa Ludwig et le baryton-basse Dietrich Fischer-Dieskau (Des Knaben Wunderhorn de Gustav Mahler et les Deutsche Volkslieder de Brahms) sans oublier les recueils légendaires : Récital Schubert en 1952 avec Edwin Fischer ; Récital Hugo Wolf, avec Wilhelm Furtwängler au piano en 1953 ; Récital Mozart en 1956 avec Walter Gieseking ; Les Quatre Derniers Lieder de Richard Strauss avec George Szell en 1965 ; Des Knaben Wunderhorn de Gustav Mahler avec le même Szell en compagnie de Fischer-Dieskau en 1968…

À partir de 1971, elle ne chante plus sur les scènes lyriques. Le 19 mars 1979, son mari Walter Legge, qui venait de subir un infarctus, veut pourtant assister au récital qu’elle donne à Zurich. Il meurt trois jours après, et Schwarzkopf ne se produit plus jamais en public. Elle lui consacrera un livre sous forme d’autobiographie, On and Off The Record qui, curieusement mais avec son assentiment, sera traduit en français par La Voix de mon maître. Elle se consacre désormais à l’enseignement, donnant en particulier des classes de maître devenues légendaires. Faite « Dame Commander of the Most Excellent Order of the British Empire (DBE) » par la reine Élisabeth II en 1992, Elisabeth Schwarzkopf décède le 3 août 2006 dans la petite ville autrichienne de Schruns, dans le Vorarlberg, où elle vient de s’installer.

(Source Wikipédia)

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