Message dun fan indigne
Bon, ce nest franchement pas dans mes habitudes (savez cas jeter un il à mes chroniques pour vous en convaincre) mais là, je ne peux pas mempêcher de mla jouer un peu Donc chers collègues, pardonnez par avance cette offense, indigne dun membre de la communauté des fans hardcore dAC/DC Eh les gars, moi ça fait une semaine que jai reçu chez moi le coffret Backtracks pas la version qui sera commercialisée le 9 novembre, non, la version uniquement disponible via le net vous savez lampli en état de marche bourré de CD, DVD et autres gadgets à leffigie de la bande à Angus. Et là où vous allez encore plus me maudire cest que je me garde lobjet bien au chaud, emballé jusquà Noël Jvous entend dici, dire que je suis complètement cintré, quil faut être taré pour croire au Père Noël à mon âge (34 ans) et bla bla bla et bla bla bla et bla bla bla Ben oui, je nai jamais été aussi proche du Saint Graal mais en même temps, cest la seule concession que jai eu à faire auprès de ma compagne pour pouvoir ponctionner dans le budget familial les quelques euros (aïe aïe aïe ça me fait mal aux bourses à chaque fois que je prononce le montant !) et me rendre ainsi acquéreur de lun des 55.000 exemplaires de ce magnifique objet collector. La tête encore pleine de souvenirs des concerts de Marseille et Paris 2009, jattendrai donc sagement larrivée du vieux barbu sénile tout en veillant à ce que ce naze ne reparte pas avec mon cadeau si si si, paraît que le vieux écoute en boucle et à donf du AC/DC sur son traîneau !!!

Note : Note de l'internaute :5/5

Montpellier, 28/10/2009
39 personnes sur 171 ont trouvé ce commentaire utile.
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Un rêve éveillé
Je ny croyais plus, je la rêvais, je la fantasmais et après tant dannées dabsence, la belle est de retour. Tout chez Hope me hante : sa voix bien sûr, langoureuse et dune beauté diabolique, profonde et envoûtante Le charme que son image, si rare, dégage Lavez vous seulement déjà vu ? Entre le spectre et lillusion, elle évolue à pas feutrés dans un monde qui ne semble pas être le nôtre. Est-elle réellement humaine, peut-on lapprocher sans quelle ne sévapore dans un halo de lumière ? Une revenante vous dis-je ! Son nouvel album est encore une fois à son image : vaporeux, évanescent, la musique infuse lauditeur par tous les pores de sa peau. Comme dans un rêve éveillé, lécoute seffectue nécessairement dans le recueillement, au risque de passer à côté du sujet. Hope chante pour chaque auditeur, juste là, derrière son oreille, dans une incroyable proximité Elle le ballade inexorablement entre ténèbres et paradis pour mieux le surprendre, pour mieux le perdre, pour mieux le retrouver mais comment fait-elle ? Cette musique agit comme un poison, fait leffet dun shoot légal. Hope en est lhéroïne, impossible de sen détacher, impossible de se libérer de son emprise Ici un violon celle déchire lespace temps, plus loin des arpèges de guitare et un piano discrets se font entêtants. Tout est minimaliste dans cette musique, mais tellement essentiel La comète Mazzy Star nest plus depuis bien longtemps mais Hope Sandoval perpétue son uvre, cette musique quelle seule peut interpréter et magnifier à ce point. Pour le plus grand plaisir des simples terriens que nous sommes.

Note : Note de l'internaute :5/5

Montpellier, 13/10/2009
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Mika cest cool, frais, pop et éphémère.
Avec son premier album, je reconnais que Mika mavait bluffé. Javais été impressionné par sa capacité à composer autant de petites vignettes musicales, solidement ancrées dans notre époque tout en recyclant quelques vieilleries inattendues (Queen !). Mais à lécoute de ce second album, lindigestion me guette La formule est immuable, les mélodies sont toujours là mais la voix du jeune homme fatigue sur la longueur (jai parfois limpression dentendre chanter le jeune acteur des Choristes) et la profondeur de ses textes laissent dubitatif TBWKTM est un disque trop naïf, presque un disque pour enfant Cest de la musique immédiate, de la « fastmusic » que lon consomme vite comme on consomme un hamburger au fastfood. Une musique qui ne tiendra pas la distance, une musique pop éphémère dont les échos ne seront certainement plus perceptibles dici quelques mois. Mais bon, dans la mesure où Mika na pas la prétention de faire autre chose que ça, admettons que cet album nest pas franchement mauvais.

Note : Note de l'internaute :2/5

Montpellier, 13/10/2009
10 personnes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile.
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Pop soporifique
Javais adoré Premiers Symptômes, beaucoup aimé Moon Safari, un peu moins 10000 HZ Legend. Et après ? Ben après Air est devenu chiant à mourir. Je nai jamais réussi à écouter Talkie Walkie et Pocket Symphony en entier sans piquer du nez ou sans avoir une irrésistible envie de vaquer à dautres occupations. Et ce Love 2 ne fait malheureusement pas exception à ce constat. Ca me fait mal de le dire tant jai de respect pour Dunckel et Godin et pour le vent de fraîcheur quils ont apporté à la pop française à leurs débuts, mais dalbum en album, Air a perdu linspiration et fait aujourdhui de la musique dascenseur. Avec ces 12 nouveaux titres, Air est souvent dans la redite, fréquemment dans linsipide, jamais dans lexcitant. Ca bidouille, ça trifouille les sons mais pour quoi faire ? Ben cest là tout le problème : on ne sait pas à quoi sert cette musique. Certains accrocheront peut-être, moi non, je ne prend plus de plaisir à écouter Air. Une chose est sûre, à part dêtre fan hardcore, cet album ne vaut pas les 15 que vous en demandera votre disquaire préféré, tarif moyen dun CD neuf de nos jours. Il fera en revanche les beaux jours des bacs à soldes, dici très peu de temps, je le crains.

Note : Note de l'internaute :2/5

Montpellier, 13/10/2009
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Bashung pour léternité.
Cette chronique arrive tardivement pour deux raisons : la 1ère est quà la sortie de Bleu Pétrole en 2008, les mots me manquaient pour le chroniquer, la seconde est que les mots me manquaient toujours au moment du décès de Bashung et quils me paraissait en plus déplacé et suspect décrire des louanges sur la dernière uvre dun artiste récemment décédé. Je me décide enfin à le faire, le choc de son départ vers son paradis commençant à sestomper, pas la tristesse. Bleu Pétrole est un chef duvre, une toile de maître, une pièce unique, luvre dun artiste manifestement touché par la grâce. On y entend un Bashung apaisé, réconcilié avec la belle chanson française (son précédent album était le difficile daccès LImprudence), la chanson française de qualité. Le talent indéniable de Bashung était aussi de savoir sentourer de talents. Ici Gaëtan Rousselle et Manset lui font du sur-mesure en lui offrant de magnifiques chansons, des écrins pour sa voix, une voix à lintensité subjuguante, intrigante. A lentendre ainsi chanter, on crois parfois comprendre que Bashung se savait sur le départ au moment de lenregistrement, on se demande même parfois sil ne chante pas depuis lau-delà Ecoutez Comme un Lego de Manset pour comprendre cest saisissant. Bashung est donc parti en 2009, laissant à la postérité une dernière salve de chansons : Résidents de la République, Je tai manqué, Tant de nuits, Comme un lego, Sur un trapèze, les reprises magnifiées de Suzanne et Il voyage en solitaire, rejoignent la déjà longue liste de chansons chef duvre qui composent le répertoire de cet aventurier de lart, ce poète moderne, cet explorateur musical iconoclaste et influent, bref un artiste majeur trop longtemps resté dans lombre, lombre de ses pairs, Ferré, Brel, Gainsbourg Mais Bashung na jamais cherché la lumière. Il était la lumière

Note : Note de l'internaute :5/5

Montpellier (FRANCE), 28/05/2009
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American Idiot Suite
Pas de surprise, Green Day livre la suite logique de American Idiot, son précédent opus datant de 2005 et qui après un démarrage difficile, avait cassé la baraque, battant des records de vente dans le monde entier. Le problème est que leffet de surprise ne joue plus en la faveur de Green Day. En effet, en reprenant la recette et les mêmes ingrédients que pour le précédent album (album concept divisé en actes, compositions punkisantes de plus en plus pop, textes pseudo engagés et finalement assez politiquement correctes dans une Amérique où Bush a fait place à Obama), on frise lindigestion. Restent quelques bonnes chansons et des mélodies efficaces que lon jurerai avoir déjà entendu avant tellement elles sont évidentes. Mais au fond, nest ce pas là le talent des bons mélodistes ? Sans doute nen faudra-t-il pas plus pour faire de ce nouvel album de Green Day un nouveau carton commercial.

Note : Note de l'internaute :3/5

Montpellier (FRANCE), 28/05/2009
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Quel live !
Clapton et son vieux complice de léphémère Blind Faith, le multi-instrumentiste Steve Winwood, nous offrent un excellent album live dans lequel on retrouve avec bonheur quelques uns de leurs grands classiques respectifs. Tout au long des 21 titres, les deux légendes naviguent entre blues et rock, alignant les morceaux de bravoure, sans fautes de goût majeures. Après le Had To Cry Today de Winwood qui ouvre les festivités, arrivent Low Down et son groove addictif, le très soul Them Changes, les blues Sleeping In The Ground et Double Trouble (magnifique) et Presence Of the Lord de Blind Faith. Les classiques de Clapton, Forever Man, After Midnight et Cocaïne sont ici repris avec brio. Le bouseux mais néanmoins génial J.J. Cale nest jamais bien loin ! Autre génie honoré, Hendrix, avec la reprise de Little Wing et un Voodoo Chile de plus d1/4 dheure. Le répertoire de Winwood est aussi dignement représenté avec No face ou encore Split Decision. Glad, un instrumental qui nest pas sans rappelé un certain Carlos Santana, Well All Right aux réarrangements surprenants (une intro aux ambiances médiévales que naurait pas renié Richie Blackmore et son Blackmores Night), ou encore Georgia On My Mind popularisé par Ray Charles complètent cette setlist impeccable. Clapton joue toujours comme un dieu, chaque solo frise lanthologie, son jeu de guitare est toujours aussi chaud et reconnaissable entre mille. De son côté, Winwood est tout aussi à laise avec ses instruments (guitares, piano, hammond), répondant du tac au tac à son acolyte dans ce qui semble bien être une conversation musicale entre deux potes de quarante ans. La section rythmique est impeccable. La seule chose que lon pourrait à la limite reprocher à ce témoignage live, cest le son peut-être un peu trop aseptisé, pas assez roots pour un disque de blues/rock. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir, ce double CD inattendu est une vraie belle surprise.

Note : Note de l'internaute :5/5

Montpellier (FRANCE), 25/05/2009
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J.J. Cale lartisan, le résistant
Que votre musique fait du bien par ces temps de crise, Mr Cale... Pas seulement économique la crise, artistique aussi. A lheure où les grosses machines de guerre pop nous livrent leurs dernières productions formatées (U2...) ou pire encore, ratées (Depeche Mode...), vous parvenez à nous offrir ce Roll On, petit miracle pourtant sans prétention, mais bigrement réjouissant : 12 chansons taillées dans le vieux bois, celui dont on fait les belles guitares. De saveurs, Roll On nen manque pas. Ca sent le travail artisanal à plein nez, le fait main, la pièce unique, la recette traditionnelle de grand-père... Ce nest pas une nouveauté chez Cale, cest même plutôt sa marque de fabrique depuis plus de 30 ans mais cela réchauffe le cur de voir quil ne change pas, quil résiste. Il est des artistes auxquels on ne demande surtout pas de changer, Cale en fait partie. Il perpétue une tradition que lon aurait tort, dans un élan trop hâtif, de descendre aux oubliettes. Il est ici question de ne pas confondre tradition et obsolétisme Car à chaque nouvel album, Cale dépoussière le genre avec bonheur, conviction et honnêteté. Des jazzy Who Knew et Former Me qui ouvrent lalbum à Bring Down The Curtains, dernier des 12 titres, tout ici fleure bon « the good old time ». Le légendaire jeu de gratte est là, tout en nuances. Clapton vient même jouer les prolongations du précédent épisode (The Road To Escondido en 2006) en honorant de sa présence le titre qui donne son nom à lalbum. Cale est le gardien dun temple et dune tradition que certains, parfois leurs propres héritiers en tête, nauront de cesse de dénigrer aux motifs quils ne correspondent pas aux standards actuels qui font tourner lindustrie déjà moribonde du disque. Gageons que ces héritiers à la mémoire manifestement courte, seront tombés aux oubliettes bien avant que Monsieur Cale ne tire sa révérence, le plus tard possible, on l'espère...

Note : Note de l'internaute :5/5

Montpellier (FRANCE), 13/05/2009
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Bidouillage électronique sans âme...
Reconnaissons au moins le mérite à Depeche Mode de ne jamais se laisser aller à la facilité de la redite lorsquil sort un nouvel album. Malheureusement, ce Sounds Of The Universe, sil sonne effectivement différemment de ses prédécesseurs, sen démarque également par son manque manifeste dinspiration. DM déroule tout au long de cet album, un son électro sans relief ni trouvaille, souvent insipide, rarement passionnant et très rapidement ennuyeux. Tout comme Exciter en son temps, les titres de cet album, sans exception aucune, peinent à décoller. A limage dun Radiohead période Kid A/Amnesiac, le groupe ségare dans un dédale de bidouillages électroniques qui tournent très vite à lexercice de style vain. On cherche désespérément les mélodies dans ces chansons sans âme, un comble pour ce groupe qui a fondé sa carrière sur les talents de mélodiste de ses membres, de ces mélodies qui peuvent magnifier une chanson « pop », au sens « populaire » et noble du terme. Sounds Of The Universe est un disque pour rien en quelques sortes. Ou presque puisque cela donnera tout de même loccasion aux fans de la première heure daller apprécier les prestations scéniques du groupe, pour le coup rarement décevantes et souvent intenses, dans le cadre de la tournée mondiale qui sannonce. Bref, conseillons aux novices lécoute du triptyque incontournable Music For The Masses/Violator/Songs Of Faith And Devotion plutôt que ce laborieux Sounds Of The Universe qui ne fera certainement pas date dans la discographie de Depeche Mode.

Note : Note de l'internaute :2/5

Montpellier (FRANCE), 13/05/2009
5 personnes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile.
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Enfin un bon album de Kravitz !
Kravitz revient avec un bon album, voire même un très bon album. Oui, cela est encore possible, surprenant, mais possible ! Cette nouvelle livraison oscille entre rock, funk et soul, le tout habillé d'un pur son vintage comme on aime. Et quel son ! Du pur plaisir, d'autant que l'animal a enfin retrouvé l'inspiration perdue depuis « 5 ». Le disque est dense, les titres funk/rock aux riff efficaces (en particulier, Love Revolution et Bring It On qui ouvrent le disque) y côtoient de (trop ?) nombreuses ballades plutôt réussies (Good Morning, I'll Be Waiting). On assiste même, avec bonheur, au retour des solos de guitare, magnifiques pour certains (If You Want It, I Love The Rain, A Long And Sad Good Bye). Dancin' Til Dawn est une pure merveille (quel groove !) à écouter en boucle, sans nul doute, un des meilleurs morceaux jamais écrits par Kravitz.. Au final, seuls les funk un peu fadasses Love Love Love et Will You Marry Me et les quelques ballades de trop de fin d'album sont là pour nous rappeler que Kravitz n'a pas encore trouvé la formule magique de l'album parfait. Mais là où Lenny (lalbum) et Baptism présentaient 3/4 de médiocre pour 1/4 de bon, Love Revolution présente 3/4 de très bon pour 1/4 de médiocre. Un bon ratio en somme. Et pour ceux qui en ont loccasion, courrez voir lartiste en concert : il na jamais été aussi bon, manifestement heureux dêtre sur scène, de retrouver et de communiquer avec son public (ça na pas toujours été le cas par le passé, notamment à ses débuts), entouré dexcellents musiciens dont le très bon Craig Ross à la guitare (Slash sort de ce corps !) et une excellente section rythmique (le batteur cogne dur mais avec un sacré groove). Et surtout, un son parfait (merci à lingé-son pour ce travail dorfèvre). Le Lenny, cru Kravitz 2008 est définitivement une très bonne surprise !

Note : Note de l'internaute :5/5

Montpellier (FRANCE), 29/04/2009
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