Gene Ammons
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Biographie de Gene Ammons
Il débute en 1943 chez King Kolax, puis accompagne Billy Eckstine de 1944 à 1947, où il fréquente les futurs boppers éminents : Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Art Blakey, Sonny Stitt, Fats Navarro, Dexter Gordon, puis appartient au nouvel « herd » de Woody Herman (1948- 1949) où il remplace Stan Getz.
En 1947, débute une longue série d'enregistrements comme leader de 1950 à 1952 et en 1961-62, en association avec Sonny Stitt.
Le succès de ce jazz populaire et musclé est immédiat et même les arrestations et incarcérations pour usage de stupéfiants (1958-60, 1962-1969) n'y mettent pas fin, en dépit d'un déclin relatif. Essentiellement basé à Chicago, où il joue fréquemment dans les night-clubs, il se déplace parfois à New York pour enregistrer, et, plus rarement encore, en Californie.
Outre sa discographie personnelle, il enregistre dans de multiples contextes : avec son père Albert Ammons, avec Howard McGhee, Art Farmer, Bennie Green, Jackie McLean, John Coltrane, Dexter Gordon, Leo Parker, Count Basie, Dodo Marmarosa, Charles Mingus, Richard Groove Holmes, Jack McDuff, Johnny Hammond Smith, Clarence Anderson, Eddie Buster, Donald Paterson et maint autres (avec une prédilection certaine pour la collaboration avec les organistes « funky » et les jam-sessions).
Quelques jours avant son décès des suites d'un cancer, il enregistre encore.
Il invente avec Dexter Gordon la pratique des « chases » (duels vigoureux, voire endiablés entre deux saxophones ténors), qu'il poursuit brièvement avec Tom Archia et surtout Sonny Stitt. Il s'essaie aussi au chant, au saxophone baryton, mais de façon marginale.
Disciple de Coleman Hawkins au début, par la sonorité volumineuse et agressive, empreinte de chaleur dans les ballades, d'une agressivité inspirée par le rhythm-and-blues et, peut-être par le boogie-woogie paternel, dans les improvisations plus rapides, en une sorte d'hyperbole musicale, son phrasé évolue, et emprunte à Lester Young le discours mobile sur un rythme libre, en ne sorte d'antithèse (ou d'oxymore) musicale, eau et feu à la fois. Ses solos s'organisent fréquemment en une sorte de crescendo dramatique, sans atteindre toutefois l'outrance des « saxophone-hurleurs », mais ce procédé devient parfois un peu répétitif.
(source wikipédia)
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