Ayant visiblement écouté les critiques allant à l'encontre de son album "18", qui sonnait comme une redite de "Play" malgré ses indéniables qualités, Moby décide ici d'abandonner les sentiers battus ayant fait sa renommée. "Hotel" sonne ainsi comme un excellent album de Trip-Hop pouvant dater de la dernière décennie, sans style dominant particulier, aux inspirations diverses et naturellement à la croisée d'un bon nombre de styles différents. En outre, Moby décide dans cet album de donner de la voix, exercice auquel nous étions jusqu'ici que très -trop- peu habitués, il ne sera pas seul, partageant ainsi les paroles avec la fabuleuse Laura Dawn dont la sublime voix viendra nous envouter sur des titres comme "Temptation", "Dream About Me" ou encore l'excellent "Where You End" qui fait ici office de fabuleuse pièce de pop. Qu'on ne s'y méprenne cependant pas, si la forme change le fond reste néanmoins fidèle à l'esprit Moby, "Hotel" comprend bel et bien un bon nombre de mélodies laissant place à la rêverie et à la contemplation, surtout dans la seconde partie de l'album une fois les quatre premières pistes passées (et oubliées). "Hotel" est un album controversé, souvent décrié, mais il n'en reste pas moins une expérience unique et probablement une des meilleures compositions de Moby, à condition évidemment que vous lui laissiez sa chance ...
Encore aujourd'hui, plus de 11 ans après sa sortie, cet album s'impose comme une valeur sûre du trip-hop. Il ne faut cependant pas se leurrer, et c'est d'ailleurs tout ce qui fait la force de cette artiste, Esthero est bien loin de se cantonner à un style musical particulier. Ici les sonorités urbaines se mélangent pour converger en un grand patchwork composé de downtempo, trip-hop, parfois de nu-jazz, au travers de titres à l'agencement particulier où chacun est une suite logique de son prédécesseur. La voix envoutante de la chanteuse, mariée à d'excellents arrangements, contribue à faire de cet album un incontournable pour tout ceux désireux de se détendre en musique, mais aussi pour tous les amoureux de pièces hors du commun. Un immense album, peut être un des plus marquants dans son genre depuis Dummy, à se procurer d'urgence.
C'est un Moby retrouvé que l'on écoute sur ce nouvel album. Après un petit passage à vide avec deux disques controversés bien que non dénués d'intérêt, l'artiste nous livre ici une pièce de maitre qui ne sera pas sans rappeler les plus douces pistes des magiques Play et 18. C'est calme, reposant, parfois triste, mais il est bien agréable de constater que c'est dans cette branche que Moby excelle tout particulièrement. Un grand album, à défaut d'être parfait.
Note :
Pau, 15/07/2009
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