Jean-Baptiste Lully

Portrait de Jean-Baptiste Lully
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Avis des internautes liés aux articles de Jean-Baptiste Lully

Une redécouverte!
Atys89
 |  Note de l'internaute : 5/5  | 
Fouchèresle 4 mars 2009
La plupart des grandes formes modernes de la musique instrumentale, sonate, symphonie, concertos, so...
Lire la suite La plupart des grandes formes modernes de la musique instrumentale, sonate, symphonie, concertos, sont des conquêtes de l'art italien. Il en est une cependant pour laquelle la France a joué un rle de chef de file: la suite d'orchestre. En 1969 Jean-François Paillard avait réalisé cet enregistrement de suites de symphonies que l'on retrouve avec plaisir. Une polyphonie rudimentaire mais animée, une harmonie qui hésite entre la modalité et la tonalité, des frottements savoureux, et un sens symphonique indéniable caractérisent ces suites qui conservent pour nos oreilles, malgré leurs archasme, une réelle fraicheur. saluons le travail de réédition du catalogue Erato par la FNAC, et quel plaisir de retrouver les pochettes orginales. Espérons que la FNAC ne s'arrétera pas en si bon chemin!
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Te deum royalissime
Atys89
 |  Note de l'internaute : 5/5  | 
Fouchèresle 4 mars 2009
Certaines sciences, parfois, se perdent en cours de route; et si l'on oublie de lire entre les notes...
Lire la suite Certaines sciences, parfois, se perdent en cours de route; et si l'on oublie de lire entre les notes, il arrive que l'on donne de Lully une image parfaitement plate, monotone et sans signification. Dans cette enregistrement, Jean-François Paillard a su faire la merveilleuse opposition entre l'orchestre, les solistes et le grand choeur, lui donnant par là, sous forme de style concertant, des reliefs sonores et des coloris.Jean-François paillard est allé au coeur même de ce te deum, très loin. Ecoutez cette oeuvre - elle est magnifique
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A posseder d'urgence...
 |  Note de l'internaute : 5/5  | 
Japon, Sapporole 30 juin 2007
Il faut le mettre dans son ipod, s'installer sous un arbre, et boire cet opera a grandes gorgees : t...
Lire la suite Il faut le mettre dans son ipod, s'installer sous un arbre, et boire cet opera a grandes gorgees : tout y est reussi, de l'inabituelle ouverture incluse dans l'histoire a l'immense chaconne. Lully, que je n'ecoutais pourtant pas facilement, fait preuve ici d'un grand genie, servi par des chanteurs et des musiciens d'une grande technique et d'une immense sensibilite!
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Prima Donna Baroca !...
 |  Note de l'internaute : 5/5  | 
Parisle 8 mai 2006
On ne la voit pas assez souvent chez nous, notre reine du baroque! Apres ses magnifiques chants d'A...
Lire la suite On ne la voit pas assez souvent chez nous, notre reine du baroque! Apres ses magnifiques chants d'Auvergne de Canteloube, Véronique Gens réalise ici avec Christophe Rousset un beau retour aux sources. Certes on en voudrait davantage : les Phébé, Alceste, Aricie ne font pas partie du programme mais tout l'intérêt réside dans le fait qu'elle ait choisi des rôles qu'elle ne tenait pas dans les précedents enregistrements (Phèdre, Télaïre, mais aussi Armide de Gluck!). Toujours la même maîtrise de la déclamation, le même timbre rond, puissant et soyeux avec la classe de notre plus belle comtesse! Ceux qui la connaissent sur scène pourront ressentir une certaine retenue : rendez-vous alors le 16 mai au théâtre des Champs-Elysées pour vibrer en live avec ces mêmes grandes dames du répertoire français!
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Biographie de Jean-Baptiste Lully

Jean-Baptiste Lully, né Giovanni Battista Lulli à Florence le 28 novembre 1632 et mort à Paris le 22 mars 1687, est un compositeur français d'origine italienne, surintendant de la musique de Louis XIV.

Par ses dons de musicien et d'organisateur aussi bien que de courtisan et d'intrigant, Lully domina toute la vie musicale en France à l'époque du Roi-Soleil. Il fut à l'origine de plusieurs formes qu'il organisa ou conçut : la tragédie lyrique, le grand motet, l'ouverture à la française. Son influence sur toute la musique européenne de son époque fut grande, et nombreux parmi les plus doués (Henry Purcell, Georg Friedrich Haendel, Johann Sebastian Bach, Jean-Philippe Rameau) lui sont redevables à un titre ou un autre.

Fils de Lorenzo di Maldo Lulli (meunier) et de Catarina del Sera (fille de meunier), il est remarqué vers 1645 par Roger de Lorraine (1624-1653), chevalier de Malte. Arrivé en France l'année suivante, il entre comme garçon de chambre au service de la Duchesse de Montpensier (la Grande Mademoiselle), qui désirait parfaire ses connaissances de la langue italienne.

À l'âge de treize ans, manifestant de sérieuses dispositions pour la musique, il apprit le violon, la guitare, le clavecin, se montra excellent danseur et rejoignit la Grande Bande des Violons du Roi, composée de 24 instruments. En 1653, Lully dansa avec le roi dans le Ballet de la Nuit.

Il obtint rapidement la direction d'un nouveau groupement : La Bande des Petits Violons.

Parfait courtisan et homme d'affaires habile, il devint vite le premier compositeur de la cour, et ses airs et ballets consacrèrent sa réputation. Appuyé par Louis XIV , il devint compositeur de la chambre, puis surintendant de la musique royale.

Naturalisé français en 1661, il épousa quelques mois plus tard Madeleine Lambert, dont le père, Michel Lambert, dirigeait la musique chez Mademoiselle de Montpensier. Ils eurent six enfants, dont trois fils qui furent musiciens à leur tour (Louis, Jean-Baptiste II et Jean-Louis) et trois filles dont l'aînée, Catherine-Madeleine, épouse en 1684 Jean-Nicolas de Francine, qui succédera à Lully à la tête de l'Académie royale de musique.

À partir de 1664, Lully travailla régulièrement avec Molière (qui le surnommait « le paillard »), créant le genre de la comédie-ballet, sans cependant renoncer aux ballets de cour. Les pièces de ce dernier sont alors une combinaison de comédie, de ballet et de chant : L'Amour médecin en 1665, la Pastorale comique en 1667, George Dandin en 1668, Monsieur de Pourceaugnac en 1669, Le Bourgeois gentilhomme et sa turquerie. Mais en 1671 les deux hommes se fâchèrent et devinrent ennemis. Il n'est toutefois pas prouvé que, même s'ils collaborèrent, ils furent amis. Aucun gazettier, mémorialiste ou biographe ne fait mention d'une amitié, pas plus que de leur brouille qui fût à l'époque un non-événement.

En 1672, Lully acheta à Perrin le privilège de l'Académie royale de musique. Comblé d'honneurs et de richesses, il composa alors approximativement une tragédie en musique par an, éclipsant par la faveur dont il jouissait auprès du roi, tous les compositeurs dramatiques de son époque : Marc-Antoine Charpentier, André Campra, Louis-Nicolas Clérambault. Son librettiste favori était Philippe Quinault.

En 1681, Lully atteignit l'apogée de sa carrière en devenant secrétaire du roi.

La cause de sa mort fut particulière puisqu'elle intervînt suite à une répétition du Te Deum qu'il devait faire jouer pour la guérison du roi. N'arrivant pas à obtenir ce qu'il voulait des musiciens, Lully, d'un tempérament explosif, s'emporta et se frappa violemment un orteil avec son « bâton de direction », longue et lourde canne surmontée de rubans et d'un pommeau richement orné, servant à l'époque pour battre la mesure en frappant le sol. La blessure s'infecta et à cause de son refus d'une amputation d'un orteil par un chirurgien, la gangrène se propagea au reste du corps et infecta en grande partie son cerveau. Lully mourut quelques temps plus tard à Paris, le 22 mars 1687.

C'est principalement pour sa contribution à la musique religieuse et à la musique de scène que Lully nous est connu. Il restera dans l'histoire comme le véritable créateur de l'opéra français. Il composa 14 tragédies lyriques dont les plus belles sont peut-être Thésée (1675), Atys (1676), Phaéton (1683) et son chef-d'œuvre Armide (1686). À l'aise aussi bien à l'église qu'au théâtre, il est l'auteur de plus de 20 grands motets, dont le fameux Te Deum de 1677, ainsi que de 11 petits motets d'un style plus italianisant.

Admiré par les musiciens de son temps, il fut joué sans discontinuer jusqu'à la Révolution de 1789, et son influence fut immense en France sur ses compatriotes comme François Couperin, Marin Marais, Michel-Richard Delalande, Jean-Philippe Rameau, mais aussi dans l'Europe entière. Les gardiens de sa tradition alimentèrent en 1733 ce que l'on appela la Querelle des Lullystes et des Ramistes. Certains de ses élèves contribuèrent au rayonnement de son style en dehors de la France: dans les pays germaniques Georg Muffat (qui a d'ailleurs décrit dans les préfaces de ses éditions les pratiques de Lully pour l'instrumentation, l'ornementation, les coups d'archet et la discipline de l'orchestre), Johann Sigismund Kusser (qui portait en France le nom de Cousser), Johann Caspar Ferdinand Fischer et les italiens Vincenzo Albrici et Agostino Steffani.


(Source Wikipédia)

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