Une extrême sobriété et une infinie richesse
Le Samouraï est un chef d'uvre du cinéma français et du cinéma mondial,qui a influencé les plus grands cinéastes mondiaux. Jeff Costello (Alain Delon)) est un tueur à gages d'une trentaine d'années. Il a reçu un contrat : exécuter le patron d'une boîte de nuit. Il se forge un alibi parfait. Cette mécanique imparable dysfonctionne et Costello se retrouve poursuivi à la fois par la police et le milieu. Le film de Melville est d'une très grande sobriété. Le scénario et la photographie sont épurés à l'extrême. L'action est ramassée dans le temps, à peine trois jours. Les dialogues sont réduits au minimum. Les sentiments sont suggérés. Cette extrême sobriété décuple la puissance de suggestion du film et permet une palette infinie d'interprétations. En voici une, mais qui est bien loin de se vouloir exclusive : dans un monde de plus en plus froid, qui fait appel à des techniques d'organisation de plus en plus élaborées, l'homme seul n'a plus vraiment sa place. Les sentiments demeurent d'une force inattendue : le tueur épargne la femme sous le charme de laquelle il tombe, tant au début qu'à la fin du film et les deux femmes qui tiennent entre leurs mains le destin du tueur refusent chacune tour à tour de le livrer au système, la pianiste du bar lors de la reconnaissance des suspects et la petite amie du tueur, au moment où elle lui fournit un alibi et lors de la perquisition de son appartement pendant laquelle elle résiste par amour à la pression et aux menaces de la police.

Note : Note de l'internaute :5/5

Paris, 04/10/2011
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Une clé d'entrée dans l'histoire romaine
L'histoire de la Rome antique est un livre de Lucien Jerphagnon qui suscite toujours des commentaires très divers, qui vont de l'enthousiasme à la déception. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé ce livre. Il permet d'embrasser en un seul livre, de lecture très agréable, l'ensemble de l'histoire de la Rome antque, de ses origines à sa chute. L'auteur ne se contente pas de retracer des faits historiques mais nous donne un aperçu parallèle de l'évolution de l'histoire de la pensée corerspondant à sa double formation d'historien et de professeur de philosophie antique. Le livre de Jerphagnon donne un aperçu global, permet de s'y retrouver, il n'a pas pour ambition d'entrer dans le détail et de résoudre des controverses de spécialistes. Il permet d'entrer dans l'histoire romaine, de ssuciter l'intérêt du lecteur et de l'amener à approfondir cet intérêt en ayant recours à des

Note : Note de l'internaute :4/5

paris, 24/09/2011
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Entre amour et devoir
Fondé sur un fait historique, le film force le spectateur à réfléchir sur les conflits auxquels un homme ou une femme peuvent être soumis dans la vie et sur la façon dont chacun peut ou non les résoudre. Le film refuse tous les clichés, toutes les conventions, tous les happy ends pour mieux nous rappeler la réalité.Des prisonniers sudistes s'échappent d'un camp nordiste sous la direction de leur major (l'excellent acteur Van Heflin). Ils retrouvent d'autres compagnons d'armes au Canada et mettent en oeuvre un plan désespéré de l'Etat-Major sudiste: détruire des villes du Nord en y semant la terreur et s'emparer des fonds des banques de ces villes. La première cible est la paisible bourgade de Saint Albans dans le Vermont. Le major s'y rend d'abord en se faisant passer pour un commerçant canadien, rejoint par ses hommes qui infiltrent la ville. Le major est hébergé par une jeune et jolie veuve de guerre, Ann Bancroft. L'attrait est réciproque. Il devient un héros local en étant obligé d'abattre en pleine église un de ses hommes exalté. L'absurdité du conflit est mise en évidence par cette ironie du sort qui fait d'un espion sudiste un héros nordiste malgré lui. Le jour de l'opération fatidique arrive enfin. Le major va devoir choisir entre son devoir de soldat et l'amour qu'il porte à la jeune veuve et la protection qu'il doit à son fils. Chaque personnage évolue vers plus d'humanité, l'officier sudiste, son pendant nordiste et la veuve dont les deux homems sont amoureux. Ils résoudront chacubn du mieux qu'ils peuvent la situation de conflit inextricable dans lquelel la vie les a placés, soit par une solution de compromis, soit par une solution de rupture.

Note : Note de l'internaute :4/5

Paris, 24/09/2011
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Un beau western trop peu connu
Le titre américain du film, Two Flags West, rend bien mieux compte de la thématique du film que Les rebelles de Fort Thorn. Vers la fin de la guerre de Sécession, des prisonniers sudistes se voient offrir la possibilité de s'engager dans l'armée nodiste à condition de participer aux guerres indiennes. Un colonel sudiste, Tucker (Joseph Cotten),et ses hommes acceptent le marché afin d'échapper à leurs conditions de détention misérables. Ils sont envoyés à l'ouest en territoire hostile. Le commandant du fort, Kenninston (Jeff Chandler), est un homme torturé: mutilé lors de son évasion d'un camp de prisonniers, il hait autant les sudistes que les indiens. Son frère est mort au combat contre les sudistes et il ressasse sans arrêt le passé. Il entretient par ailleurs des rapports très ambigues avec la veuve de son frère qui vit au fort et souhaite rejoindre sa région d'origine. Entre tous ces groupes et ces hommes et femmes vont se développer des relations complexes exacerbées par la pression des indiens assiégeant le fort. Ce film est une oeuvre forte sur le thème de l'honneur, de la fidélité à la parole donnée, l'importance du groupe et sur l'absurdité de la guerre. Robert Wise est un réalisateur de films de guerre, comem La cannonière du Yang Tse, qui développe des idées pacifistes. Le film est bien mené, le jeu des acteurs est bon, en particulier celui de Jeff Chandler, même si le scénario souffre de quelques incohérences.jo

Note : Note de l'internaute :4/5

Paris, 23/09/2011
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Un excellent western, trop méconnu
Ce film est un petit chef d'oeuvre.Un joueur professionnel, se fait expulser d'une petite ville. Il faut dire qu'il ne travaille pas, gagne sa vie aux cartes et a la gachette facile, de quoi énerver le maire et le pasteur qui veulent donner une certaine respectabilité à leur bourgade en faisant partir tous les symboles du vice, les prostituées comme les joueurs. Notre homme est bien obligé de partir, à contrecoeur, car la femme qu'il aime se trouve dans cette bourgade. Il rejoint le charriot qui emmenait les prostituées qui ont été massacrées par des indiens mescaleros. Il rebrousse chemin pour prévenir les habitants du village du danger qui les menace. Personne ne le croit et il est même roué de coups car il est soupçonné d'avoir inventé cette histoire pour retrouver la femme qu'il aime et dont le maire est également amoureux. Mais le danger s'avère fondé et les habitants, rejoints par un petit détachement de l'armée, sont pris à parti par les Indiens. Toute la population est obligée de se retrancher dans l'église. Une longue attente commence, sous le roulement des tambours. Quand ils s'arrêteront, les Indiens attaqueront et ce sera peut-être la fin.Tourné avec très peu de moyens, ce film est très réussi. Il allie une bonne intrigue, une merveilleuse photo, des contrastes de couleur très beaux, et une ingéniosité du réalisateur et du producteur, qui arrivent à faire ressentir le danger sans le montrer. Le film aborde de nombreux thèmes: l'importance du groupe par rapport à l'individu, de la ville par rapport à la nature et la faculté de transformation d'un homme sous le poids des évènements et la quête de l'amour d'une femme. Il faut dire que le producteur du film est Val Newton, producteur habituel des meilleurs films de Tourneur, et le rélisateur, Hugo Fregonese.

Note : Note de l'internaute :4/5

Paris, 22/09/2011
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Un western magnifique
Saddle The Wind (mal traduit en français par Libre comme le vent) est un des plus beaux westerns jamais réalisés. C'est une oeuvre malheureusement peu connue qui vient seulement d'être éditée en DVD zone 2 dans la collection des Introuvables Fnac. Le film de Robert Parrish est exceptionnel. Il se dégage de ce western une force peu commune, une violence palpable dont l'objectif est de lutter contre la violence.Le jeune Tony Sinclair (John Cassavetes) rentre de la ville où il est allé vendre un troupeau. Il ne revient pas seul mais avec une jeune et jolie femme, Joan (Julie London) qu'il veut épouser. Les retrouvailles avec son frère aîné, Steve (Robert Taylor) sont un peu difficiles. Le jeune frère supporte de plus en plus mal d'être commandé par son frère aîné; surtout, il a une envie folle de s'affirmer, il aime les armes et veut s'en servir. Il tue un premier homme qui était venu en ville pour tuer son frère. L'engrenage de la violence continue. C'est au tout d'un deuxième homme de tomber sous ses balles. La jeune femme s'éloigne de lui. Toute cette explosion de violence doit trouver une fin, qui prendra le spectateur totalement au dépourvu. Tout dans ce western est magnifique, de la scène initiale inspirée du roman d'Hemingway et des films qui l'ont inspiré (Les tueurs) à la scène final du duel au milieu des fleurs, le scénario sobre et puissant qui organise l'engrenage de la violence, la distribution choisie par Parrish qui oppose le jeune fou et le frère aîné, animés tous deux d'un amour fraternel extrêmement fort, les paysages.Le DVD comporte un très beau supplément, un entretien émouvant avec Bertrand Tavernier.

Note : Note de l'internaute :5/5

Paris, 17/05/2011
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Un magnifique film muet
Si un soir vous rentrez chez vous énervé par une journée professionnelle accablante, regardez L'opérateur (Tne Cameraman). C'est un très beau film muet, qui ne dure qu'un peu plus d'une heure (1H19 exactement), mais qui vous fera oublier tous vos soucis et pleurer de rire et de joie. C'est un des derniers films muets, tourné en 1928, alors que le parlant commençait à arriver sur le marché, mais c'est un film muet extrêmement bien réussi. Un petit photographe ambulant qui fait des portraits dans les rues tombe amoureux d'une secrétaire d'un studio de reporters cameramen de la MGM. Pour faire ses preuves et conquérir la femme qu'il aime, il achète une vieille caméra et commence à filmer, aidé et encouragé par sa belle. Tout va de mal en pis: ses premiers reportages sont ratés, le reportage de sa vie sur un règlement de comptes à Chinatown a été filmé alors qu'il n'y avait semble-t-il plus d e pellicule dans son appareil, un matuvu fait croire à sa promise qu'il lui a sauvé la vie en s'appropriant un sauvetage réalisé par notre petit photographe, mais finalemnt il devra son salut amoureux et professionnel à sa caméra et à un petit singe qu'il a recueilli. Le film fourmille de scènes drôles: celle de l'escalier monté et descendu quatre à quatre pour arriver au téléphine commun, la scène de la piscine où il se retrouve tout nu, celle de la cabine d'essayage ou de la pluie.

Note : Note de l'internaute :5/5

Paris, 14/05/2011
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L'art du commandement

John Keegan
Essai (broché). Paru en 08/2010

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Une excellent ouvrage de stratégie comparée
L'art du commandement est un très bon livre de John Keegan. L'auteur est un historien réputé, particulièrement connu pour ses ouvrages sur la première et la deuxième guerre mondiae, et plus largement pour ses livres sur la guerre. Il confirme la très grande vitalité de l'école anglaise d'histoire militaire et stratégique. L'idée force de l'ouvrage consiste à mettre en parallèle 4 grands chefs de guerre, Alexandre, Wellington, Grant et Hitler et à en tirer des enseignements sur l'art de commander au fil de l'histoire (sur la même idée, chez keegan:Anatomie de la bataille, et Ian Kerhaw, Choix fatidiques : Dix décisions qui ont changé le monde 1940-1941L'ouvrage de Keegan présente un double intérêt, par ses récits historiques qui sont passionnants (4 chapitres d'une centaine de pages environ chacun analysant l'art de la guerre d'Alexandre, Wellington, Grant et Hitler) et par ses réflexions stratégiques, qui essaient d'analyser l'évolution de l'art de commander et de s'interroger sur sa dimension actuelle. Cet ouvrage de 566 pages est absolument passionnant. Il témoigne d'idées originales qui apportent un apport certain à la question de l'art de commander qui est cruciale dans toute organisation qu'elle soit militaire ou non. Les erreurs de commandement illustrées par Keegan sont extrêment instructives pour le lecteur afin de le mettre en garde contre les erreurs à ne pas commettre dans sa propre action.

Note : Note de l'internaute :5/5

Paris, France, 14/05/2011
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Une écriture cristalline
La joueuse d'échecs est un très beau livre. Il est difficle de le qualifier précisément: l'on hésite entre une merveilleuse longue nouvelle ou un très beau et court roman. Le récit est l'un des plus beaux qu'il m'ait été donné de lire récemment. Le style est très proche du très beau livre de Stefan Zweig, le joueur d'échecs. L'écriture est cristalline, fine, intelligente. Il est quasiment impossible de s'arrêter de lire le récit quand on l'a commencé. On est envouté par le texte. L'histoire est celle d'une femme d'une quarantaine d'années qui vit une vie réglée, ordinaire, avec un mari et deux enfants, sur une île grecque. Elle travaille comme femme de chambre dans un petit hôtel pour touristes et son mari est garagiste. Rien ne vient jamais troubler l'écoulement des jours. Un beau matin, en faisant les chambres, la femme est émerveillée par un petit jeu d'échecs et une partie en cours. Elle imagine de faire cadeau d'un tel jeu à son mari. Premier saut dans l'inconnu: pourquoi cette idée de cadeau. Elle demande conseil à son ancien professeur qui lui procure un jeu d'échecs électronique. Le cadeau est fait mais le mari ne l'utilise pas. Sa femme va s'y mettre, en cachette, et cette passion va entraîner des bouleversments inimaginés. Ce petit livre est un hymne optimiste à l'action et à la passion, la croyance que la volonté peut changer la vie, qu'il faut lutter contre le conformisme et qu'il n'y a pas d'âge ni de situation qui empêche de se prendre en main et de changer. C'est vraiment un livre admirable et une écriture d'une réelle beauté, avec la circonstance d'autant plus admirable que le français n'est pas la langue maternelle de l'auteure.

Note : Note de l'internaute :5/5

Paris, 09/05/2011
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La promesse, New-York

Griffo Voir tout son univers, Stephen Desberg Voir tout son univers
Bande dessinée (cartonné). Paru en 01/2011

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Une série prometteuse
Les éditions du Lombard multiplient actuellement les initiatives éditoriales. De nombreuses séries ont été lancées ces derniers temps qui sont toutes d'assez grande qualité: Blackline, Sisco, Narcos, IRS, All Watcher,Alpha, Noklos Koda, Healer et District 77. L'une des dernières créations est la série Sherman, une aventure en 6 albums programmés sur 2011-2012. Les deux premiers tomes sont assez prometteurs. La famille Sherman est au sommet des affaires et de la politique. Le patriarche, Jay Sherman, a très bien réussi dans le monde des affaires. Robert Sherman, le fils, est en passe d'être élu Président des Etats-Unis. Mais il est abattu à l'issue d'un meeting électoral, sous les yeux de son père. Celui-ci se voit annoncer qu'il va devoir payer pour le mal qu'il a fait par le passé, qu'après avoir perdu son fils, sa fille sera tuée également et qu'il perdra toute sa fortune. Jay Sherman est victime de plusieurs tentatives d'assassinat. Il essaie de découvrir qui est son ennemi. Nous assistons en flash back aux différentes étapes de son ascension et aux inimitiés qu'il a causées au long de sa carrière. Le thème choisi, vidiblement inspiré de l'histoire de la famille Kennedy et de quelques grands films du cinéma américain, est intéressant. Le tout est à présent de savoir si les prochains albums parviendront à tenir le rythme et à fournir une explication crédible à l'acharnement destructeur dont le héros fait l'objet.

Note : Note de l'internaute :4/5

Paris, France, 07/05/2011
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