La mémoire de l'eau

Valérie Vernay, Mathieu Reynès Voir tout son univers
Bande dessinée (broché). Paru en 04/2012

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A suivre.
Une très belle couverture qui donne envie d'ouvrir l'album. L'ambiance se pose assez vite. On s'attache également très facilement et rapidement aux personnages. On sent venir un brin de fantastique grâce aux visites plus ou moins autorisées de Marion dans les lieux étranges qu'elle explore. Mais il n'y a malheureusement pas encore d'élément qui déclenche quoi que ce soit qui puisse susciter un début de suspense ou, à défaut, un début d'intrigue. LA MEMOIRE DE L'EAU est un diptyque, et il est évident que la première partie seule n'a aucun intérêt sans sa suite. A suivre donc, pour voir ce que vaut vraiment cette histoire dans son ensemble.

Note : Note de l'internaute :3/5

Brest, 23/05/2012
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Idéal pour découvrir la beauté de la Lozère
Le problème de HERO CORP de Simon Astier est que ça souffre de la comparaison inévitable avec le génial KAAMELOTT de son frère. Mais c'est de sa faute, car c'est lui qui a placé la série dans le même registre : celui du décalage entre le sujet et son traitement. KAAMELOTT relate la Quête du Graal par des chevaliers bêtes comme leurs pieds, tandis que HERO CORP présente des superhéros en retraite, bêtes comme leurs pieds aussi, confrontés au retour d'un supervilain (pauvre maître d'armes qui a l'air de vraiment beaucoup s'ennuyer. On dirait que Christian Bujeau est venu participer pour aider un petit jeune qui débute). Alors que dans KAAMELOTT on évolue dans les sphères de René Goscinny et Michel Audiard (rythme du phrasé, verve, efficacité, qualité du jeu, sens du dialogue), on peine à trouver ici une qualité de verbe aussi évidente et surtout naturelle. L'écriture de Simon Astier est plus fastidieuse que celle d'Alexandre, et il n'est à l'évidence pas aussi à l'aise que lui. Et ce qui n'arrange rien, c'est que de nombreux interprètes de KAAMELOTT figurent au générique de HERO CORP, histoire d'accentuer la comparaison. Celles que l'on peut faire entre les idiots-phares respectifs sont d'ailleurs sans appel pour HERO CORP (Klaus, Stève et Doug sont par exemple bien fades face à Perceval, Karadoc, Calogrenant ou Bohort et Merlin). Quant aux éléments propres à la série, on ne peut nier que la première saison manque cruellement de rythme et que ça s'éternise beaucoup trop. De plus, si parfois on sourit, on ne rit jamais. Dommage, car l'idée de départ n'était pas mauvaise du tout. La seconde saison est cependant meilleure car mieux rythmée (grâce notamment à Pascal Légitimus et Lionnel Astier). Aux vues de ces deux seules séries, il est évident que Simon n'a pas le talent d'Alexandre pour ce genre de projet. Il devrait trouver sa propre voie au lieu de creuser un filon déjà maîtrisé par son frère, car avec HERO CORP il tend lui-même le bâton pour se faire battre.

Note : Note de l'internaute :2/5

Brest, 21/05/2012
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Gringos Locos

Schwartz, Yann Voir tout son univers
Bande dessinée (relié). Paru en 05/2012

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Much Ado About Nothing
Un album sympa à lire. On passe un bon moment à suivre les pérégrinations des trois gugusses et compagnie. Le duo Franquin-Morris fonctionne d'ailleurs très bien. Surtout les commentaires de Morris (le "Et un bouillon de légume ! Un !" associé à l'image très suggestive m'a bien fait rire). J'ai été gêné en revanche par le personnage de Jijé, beaucoup plus volubile et grossier. Pourquoi le faire jurer toutes les deux ou trois bulles ? Ca n'apporte rien et à force, c'est pénible. Autre défaut assez ennuyeux : la volonté systématique dans le seconde partie de vouloir coller des références et des clins doeil à toutes les pages. C'est un peu lourd, voire maladroit. Mais au final, on lit l'album facilement et on arrive au bout très vite, sans trop s'en apercevoir. On aimerait déjà avoir la suite pour connaître l'issue de ce périple. En plus de la BD proprement dite, il y a un petit cahier collé au troisième plat de la couverture, servant à préciser quelques notions selon les désirs des enfants des personnes concernées. Il faut dire que l'album a été prépublié dans Le Soir et dans Spirou sans en avertir les familles, ce qui normalement relève de la plus élémentaire évidence. Sans même parler de courtoisie. Ceux-ci ont donc été surpris de constater à quel point les personnages décrits dans l'album n'avaient que peu à voir avec la réalité. Ayant fréquenté leurs illustres pères 24h/24 durant quelques décennies, je suppose que l'on peut prendre leur point de vue en considération. On apprendra donc dans ce petit addendum tout un tas d'informations complémentaires et intéressantes. Notamment au sujet de Jijé, beaucoup moins médiatique que ses deux disciples. Le lecteur appréciera donc cette fiction d'interprétation libre basée sur des faits réels et il se plongera dans les mémoires familiales de l'ainé des Gillain pour dénicher la part de vrai et celle du faux.

Note : Note de l'internaute :3/5

Brest, 04/05/2012
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L'auberge du bout du monde

Prugne, Tiburce Oger Voir tout son univers
Bande dessinée (cartonné). Paru en 09/2008

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Excellent, tout simplement.
Une mise en place parfaite de Tiburce Oger, ciselée et totalement maîtrisée, digne des grands romanciers de la littérature du XIXe siècle, lorgnant cependant du côté des contes et légendes bretons. L'ambiance et l'atmosphère sont de plus bien servies par le dessin à l'aquarelle de Patrick Prugne qui nous offre de véritables mini-tableaux dans ce très bel album. Ainsi que le dit Saint-Preux à la dernière page, ce récit est palpitant et donne l'irrésistible envie de lire la suite. La deuxième partie est à la hauteur de la première avec LA grande scène sur la plage, à vous glacer le sang. Les silhouettes fantomatiques hantent les pages de ce récit d'une manière qui imprègne tellement l'imaginaire qu'on est aspiré dans le livre. L'accumulation des mystères qui font mouche par petites touches procure une inquiétude supplémentaire au lecteur, mais involontaire de la part des auteurs : Les révélations finales de l'ultime volet seront-elles à la hauteur ? La troisième partie tant attendue pour les révélations qu'elle a à offrir déçoit forcément un petit peu, mais elle reste cohérente... Jusqu'à un certain point. Je veux parler de l'effet final (pas de la dernière page, mais de la 44e planche (page 142) ) : Comment est-il plausible que personne depuis toutes ces décennies écoulées ne se soit jamais rendu compte de rien ? En dehors de ce problème, qui ne détruit pas la réussite de tout ce qui a précédé, le dernier tiers de ce récit fantastique est de grande qualité. Avec L'AUBERGE DU BOUT DU MONDE, Prugne et Oger nous ont offert une histoire de grande qualité qui mérite d'être lue pour tout amateur de contes et légendes mystérieux.

Note : Note de l'internaute :5/5

Brest, 20/04/2012
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Le garage hermétique

Moebius Voir tout son univers
Bande dessinée (cartonné). Paru en 02/2012

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Le Chef-d'oeuvre de Moebius ?
Contrairement à l'idée, teintée d'appréhension, que l'on s'en fait avant d'entamer la lecture, les courts épisodes successifs du GARAGE HERMETIQUE sont liés les uns aux autres. L'univers - les univers ! - créés par Moebius sont riches et fascinants. Les personnages, dont on ne sait finalement rien et dont on n'apprend pas grand chose non plus, sont pourtant sympathiques et on les suit dans leurs pérégrinations sans avoir à faire d'effort. Il y a une légèreté toujours rafraîchissante à suivre ces parcours non tracés d'avance, et sans qu'il y ait de suspense ou d'enjeu véritablement compréhensible, on parvient sans peine à plonger dans ce monde plein de nonsense. Malheureusement, dans la toute dernière partie de l'album, l'état d'esprit change et le major perd ses attributs (casque colonial, petite moustache et valoche) pour se transformer en superhéros de comic volant et costumé. Ce passage est d'autant moins plaisant que le propos (qui n'a certes jamais été très cohérent depuis le début, mais qui ne manquait ni de charme, ni d'humour ou de légèreté) évolue également vers quelque chose de plus sérieux et un brin pompeux. Ca ne dure heureusement pas trop longtemps et ça ne gâche tout de même pas le plaisir ressenti auparavant. L'auteur parvient cependant à donner une conclusion ouverte et valable à ce récit étrange. Il ne tombe pas dans ses travers récurrents de scénariste qui sait rarement terminer ses histoires correctement. Cet album est un objet à découvrir, ne serait-ce que pour sa liberté de ton stimulante et rafraîchissante, mais n'est pas forcément à conseiller en première lecture à quelqu'un qui voudrait découvrir Jean Giraud ou Moebius en particulier. Cette version en couleurs est satisfaisante, car elle donne une lisibilité plus immédiate des cases, peut-être un peu moins évidente dans la version noir & blanc. Et puis le format normal est beaucoup plus agréable (comme toujours) que le grand format.

Note : Note de l'internaute :4/5

Brest, 20/04/2012
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Stupeur et révélation

Chloé Cruchaudet
Bande dessinée (cartonné). Paru en 04/2012

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La Fin du périple
Après un deuxième tome très décevant, STUPEUR ET REVELATION relève le niveau et apporte une conclusion de qualité à l'épopée africaine de Ida et Fortunée. Chloé Cruchaudet a retrouvé son trait primesautier de même que la légèreté de ton qui caractérisait le premier album. Même si ce n'est pas aussi drôle. L'issue de ce récit était certes prévisible dans dans l'idée, mais pas dans les faits. On est donc content de découvrir la manière dont s'achève IDA. Mais avant d'aboutir à cette fin, Cruchaudet nous offre de petites saynètes plaisantes (les commentaire de Ida durant le repas avec les bonnes-surs, le poétique feu d'artifice et les mimiques gracieuses des petites silhouettes qui gambadent dans la cambrousse). Les cases ont cependant l'air d'avoir été réalisé avec moins de concentration que dans les deux premiers albums et la couverture et une nouvelle fois très attirante. IDA est donc une série à lire, malgré la ratage du deuxième tiers.

Note : Note de l'internaute :3/5

Brest, 19/04/2012
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Les vacances du Major

Moebius Voir tout son univers
Bande dessinée (cartonné). Paru en 04/2012

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Pour les inconditionnels
Dernier tome de la série Moebius USA, LES VACANCES DU MAJOR ne regroupe que quelques histoires valables ("Y a pas moyen", "Split", "John Watercolor" et "La Chasse au Français en vacances"). Le reste est dans la lignée des autres histoires courtes de Moebius proposées dans ESCALE SUR PHARAGONESCIA ou LA CITADELLE AVEUGLE. Soit on entre dans le délire de l'auteur, soit on passe à côté en admettant tout de même la qualité de son dessin. A préciser que cette édition couleurs n'a rien à voir avec la version noir & blanc parue en 2011. Si certaines histoires sont effectivement en commun, ce n'est pas le cas des autres. Et hormis "Y a pas moyen", "Split" et "John Watercolor", les couleurs sont vraiment moches (surtout pour "La Chasse au Français en vacances", nettement meilleur en noir & blanc).

Note : Note de l'internaute :1/5

Brest, 19/04/2012
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L'homme du Ciguri

Moebius Voir tout son univers
Bande dessinée (cartonné). Paru en 04/2012

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Auto-caricature involontaire
C'est avec une certaine appréhension que j'attendais la réédition de L'HOMME DU CIGURI. Et effectivement, le résultat à l'issue de cette lecture est plus que décevant. Ca fait un peu l'effet de Moebius qui joue à Moebius. Il reprend directement les choses où elles s'étaient arrêtées en 1979 à la fin du GARAGE HERMETIQUE. Du moins, c'est ce que l'on croit au début. Mais après quelques pages, Moebius voulant trop "faire du Moebius", son histoire s'emberlificote n'importe comment. LE GARAGE HERMETIQUE n'était certes pas un exemple d'histoire linéaire et balisée, mais il y avait une certaine cohérence d'ensemble. Ici, Moebius s'est contenté de récupérer ses trucs de l'époque (un titre et un résumé burlesque toutes les deux ou trois pages, les personnages) sauf que ça ne fonctionne pas du tout. C'est de l'auto-parodie. Pire ! De l'auto-satisfaction. De plus, son dessin souvent humoristique en lui-même ou vertigineux grâce à des cases impressionnantes fourmillant de détails et de petites hachures dans LE GARAGE HERMETIQUE, a laissé la place à un style beaucoup plus froid et lisse, qui le caractérise jusqu'à ARZAK. Ajoutons pour conclure que les couleurs criardes sont souvent inadaptées (sans doute est-ce la raison pour laquelle le troisième album, CHASSEUR DEPRIME, est paru en noir & blanc, à l'instar du premier), et que la fin n'en est pas une pour achever de considérer cet album comme abscons et sans intérêt. En fait, L'HOMME DU CIGURI est ce que LE GARAGE HERMETIQUE aurait pu être s'il avait été raté.

Note : Note de l'internaute :1/5

Brest, 19/04/2012
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Birdy's

Nolwenn Guegan
Bande dessinée (cartonné). Paru en 04/2012

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Riche et poétique
Un album surprenant, ouvert totalement par hasard mais happé par ce qu'il dégage. C'est à la fois onirique et mystérieux. On ne sait pas trop de quoi il retourne ni comment identifier ces curieux personnages. On lit et on découvre un récit à la fois philosophique et poétique sans pour autant que cela soit pompeux ou condescendant. C'est simple et joli. Une curiosité qui se découvre avec grand plaisir pour qui sait laisser vagabonder son imagination.

Note : Note de l'internaute :4/5

Brest, 12/04/2012
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Succès assuré

Henk Kuijpers
Bande dessinée (cartonné). Paru en 03/2011

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Divertissant comme on aime.
Un bon album d'aventure et d'action tel qu'on les apprécie au cinéma lorsque c'est réussi. Le scénario paraît simple, mais il n'en est rien. On pense à une banale histoire d'escroquerie aux assurances, mais filou, Kuijpers manie très bien ses effets. Le rythme est rapide, on n'a pas le temps de s'ennuyer un seul instant et les ingrédients habituels de la série sont là pour nous divertir. SUCCES ASSURE (1999) est une histoire qui se suffit à elle-même bien que la fin soit ouverte et que RISQUE PROPRE (2001) achèvera véritablement de boucler un pan de l'histoire laissé en suspens.

Note : Note de l'internaute :4/5

Brest, 28/03/2012
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