Vladimir Nabokov

Portrait de Vladimir Nabokov
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Avis des internautes liés aux articles de Vladimir Nabokov

Tout un monde
Raven
 |  Note moyenne des internautes :5/5  | 
Reims, 23/10/2011
Franz, jeune homme timide et sans caractère, monte à Berlin chez son oncle dans l'espoir d'obtenir...
Lire la suite Franz, jeune homme timide et sans caractère, monte à Berlin chez son oncle dans l'espoir d'obtenir un emploi. Dreyer est un homme d'affaires qui a réussi. Il possède un grand magasin où l'on vend du prêt à porter masculin et des articles de sport. Sa femme Marthe, bourgeoise sans imagination, s'ennuie. Très vite elle devient la maîtresse de Franz. Marthe ne supporte plus son mari depuis longtemps et rêve de le quitter pour Franz. Mais elle n'est pas prête à renoncer à la vie bourgeoise que lui offre l'encombrant Dreyer. Aussi elle ourdit avec le pâle Franz un plan ! L'intrigue de Roi dame valet « n'a rien de bien nouveau » : une banale histoire d'adultère. Mais la façon de la traiter ne l'est pas. Le livre est écrit sous le signe du jeu. Ce qui retient l'attention au milieu de cette farce boulevardière, ce sont tous les petits détails étranges que Nabokov sème sur son chemin : un cinéma en construction ; des pantins mécaniques fascinants ; le propriétaire de l'appartement de Franz, vieillard torve qui s'invente une femme ; un homme monstrueux privé de nez Le roman est ancré dans une sorte de brouillard onirique, à l'orée du fantastique, et ce grâce à des inventions narratives brillantes. L'épisode où Franz, ayant cassé ses lunettes avant d'aller voir son oncle, traverse pour la première fois un Berlin flou, presque irréel, est brillantissime. Roi dame valet, écrit en 1928, est le second roman de Nabokov. On y trouve déjà ce qui fait le charme du romancier : une grande élégance de style, et un humour acerbe et misanthrope vraiment drôle ; et surtout le pouvoir de créer un monde sui generis. « L'énorme aiguille noire de l'horloge est encore au repos, mais elle est sur le point d'accomplir son saut de chaque minute. » C'est la première phrase du livre. Franz, pâle figure romanesque, attend patiemment son train en partance pour Berlin. Et bientôt notre hôte, chef de gare démiurge, est près de « mettre en branle tout un monde ». Un monde enchanteur.
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Le romantisme russe...
Anonyme
 |  Note moyenne des internautes :5/5  | 
Francheville, à côté de Lyon, 13/07/2002
Un rêve ! Douceur, histoire et finesse dans une jolie fable... Très beau.
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Eblouissante...
Raven
 |  Note moyenne des internautes :5/5  | 
Reims, 10/07/2011
Quand on évoque les meilleurs romans de Nabokov, on cite « Lolita », « Feu pâle » ou « Ada ou l...
Lire la suite Quand on évoque les meilleurs romans de Nabokov, on cite « Lolita », « Feu pâle » ou « Ada ou l'ardeur ». On oublie « Le don », publié en 1937. Le Don est un formidable roman d'amour : amour de Fiodor, jeune émigré et poète russe, pour la belle Zina ; et pour son père, entomologiste et aventurier fantasque trop tôt disparu dans les confins de l'Asie ; et surtout amour de Nabokov pour la littérature russe qui écrivait en 1962 : « C'est le dernier roman que j'ai écrit, et que j'écrirai jamais en russe. Son héroïne n'est pas Zina, mais la littérature russe. » Avec « Le don », roman d'une éblouissante virtuosité, Nabokov prenait congé du russe pour ne plus écrire qu'en anglais.
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Belle imposture
Raven
 |  Note moyenne des internautes :5/5  | 
Reims, 15/05/2011
Nabokov écrit en russe « La méprise » en 1932 sous le titre Otchayanié (Désespoir). Après avoir...
Lire la suite Nabokov écrit en russe « La méprise » en 1932 sous le titre Otchayanié (Désespoir). Après avoir entièrement révisé le roman en 1965, Nabokov précise : « La méprise [] n'a aucun commentaire social à faire, ni aucun message à accrocher entre ses dents. Ce livre n'exalte pas l'organe spirituel de l'homme et n'indique pas à l'humanité quelle est la porte de sortie. » Le lecteur est prévenu. Hermann, homme d'affaires allemand, travaille dans le chocolat. Il vit à Berlin avec sa femme Lydia. Un jour, le voilà à Prague pour affaires. L'homme qu'il doit rencontrer n'est pas là. Alors pour tuer une heure Hermann va battre la campagne alentour. Dans une clairière, il aperçoit un homme allongé de tout son long. Il s'approche. L'homme dort. Hermann, du bout de mon élégante chaussure, fait sauter la casquette de son visage. Apparition vertigineuse. L'homme allongé est son parfait sosie. Sorti de sa stupeur, Hermann, gredin patenté, va mijoter un mauvais tour. Car, finalement, son affaire de chocolat tourne au vinaigre. Et son providentiel double est synonyme d'une classique escroquerie à l'assurance. Comme l'écrit Nabokov à propos de son roman, « sa structure simple et son intrigue plaisante » réjouirons les lecteurs ordinaires. Mais La méprise nest pas qu'un simple thriller. Hermann, le narrateur, écrit : « Si je n'avais pas eu en moi ce talent [d'écrivain], rien du tout ne serait arrivé. » Très vite on s'aperçoit à des petits détails que notre ami est quelque peu dérangé. Mais ce filou dHermann écrit fichtrement bien. Derrière Hermann, il y a la patte du maître es magie Nabokov : « De temps à autre, un nuage escamotait le soleil qui reparaissait comme la pièce de monnaie d'un prestidigitateur. » Nabokov a toujours abordé la littérature comme un art. Et si Hermann Nabokov a raison en écrivant : « Toute uvre dart est une imposture », alors La méprise est une formidable escroquerie.
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Biographie de Vladimir Nabokov

Issu d'une famille aristocratique, cultivée et libérale, Vladimir Nabokov apprend de ses gouvernantes et de ses précepteurs les langues étrangères. Le jeune homme étudie à Tenichev, un lycée d'avant-garde. Son père, opposant au régime tsariste, meurt assassiné. Mais, protégé par sa mère, Nabokov mène une enfance heureuse et se découvre une passion pour la littérature. Pourtant, la révolution russe met un terme à son adolescence dorée et sa famille doit quitter Saint-Pétersbourg et se réfugier à Londres. Vladimir commence alors des études de Lettres. Il publie des critiques littéraires, des poèmes et un premier roman, 'Machenka', qui lui vaut une petite renommée, parmi la communauté russe de Londres : on voit en lui le plus grand espoir de sa génération. 'Roi, dame, Valet', parut en 1928, accroît sa réputation. Lorsque l'URSS l'invite à retourner dans son pays natal, il refuse et part enseigner la littérature russe dans les meilleures universités des États-Unis. Naturalisé américain en 1945, il n'obtient la reconnaissance du milieu littéraire américain qu'en 1951, lorsqu'il publie 'Parle', le récit de ses souvenirs d'enfance. Sa notoriété devient mondiale en 1958 avec la publication de 'Lolita', qui provoque un scandale, mais où la critique s'accorde à reconnaître un chef-d' oeuvre. En 1959, il s'installe à Montreux, où il écrit son chef-d' oeuvre, 'Ada' (1969). C'est dans ce lieu qu'il terminera sa vie.
(Source Evene)





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