Courte durée, Grand Classique
Excédant à peine 1heure, ce métrage n'en demeure pas moins une source inextinguible d'inspiration que je revois toujours avec plaisir. Tourné en nocturne et simultanément par l'équipe du mythique KingKong, "TheMostDangerousGame" exploite la même thématique et les mêmes décors avec cette fois un monstre à visage humain, le tétanisant LeslieBanks dans la peau du fameux comte, convoitant la même proie, FayWray. Face à lui, un acteur à la superbe filmo que j'affectionne particulièrement, JoelMacCrea, pour une confrontation intelligente qui commence par des vues philosophiques et se conclut par un retour à la sauvagerie primitive. Le prototype du film de chasse à l'homme, génial à tel point que je me demande si je ne préfère pas cette oeuvre à celle du singe géant...!! D'ailleurs, nombre de productions cinématographiques prolongèrent par la suite cette heure de cinéma... rarement égalée... Preuve que cette merveille vous hantera longtemps...

Note : Note de l'internaute :5/5

France, 16/04/2012
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Affreux, Fachos et Méchants
Ce Monicelli scénarisé par le duo mythique Age&Scarpelli tient toutes ses promesses, fidèle à la réputation de ses 3 auteurs (& +)... Assurément drôle et pertinente, rythmée, constamment inventive, une énoOorme farce qui relate un coup d'état (fictif...) fomenté par une clique d'extrême-droite haute en couleurs. Non seulement "Vogliamo I Colonelli" n'a pas pris une ride mais ça pourrait arriver demain !!... avec une issue beaucoup plus grave... Sa galerie irrésistible de caractères croqués à l'eau-forte séduit, alerte, et n'épargne personne... Très mordant, truffé de gags qui dénoncent... La crétinerie des fachos, l'immobilisme de la gauche, les manipulations du pouvoir... Boudé à sa sortie, à la fin des "Années de Plomb" dont il restitue à merveille l'esprit comme "DocteurFolamour" sut le faire de la GuerreFroide, il mérite largement sa deuxième carrière. A découvrir sans attendre. Quant à moi, j'ai déjà envie de le revoir !!

Note : Note de l'internaute :5/5

France, 12/01/2012
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Portrait d'Homme en Cage(S)
D'abord, par souci d'honnêteté, faire le distingo entre le personnage de fiction & le modèle qui l'a inspiré : si le film repose sur le livre solidement charpenté de Gaddis qui devient ici le narrateur, sa valeur de témoignage objectif apparaît plus discutable; je doute en effet que le vrai RobertStroud se soit comporté aussi joliment que Lancaster qui l'incarne avec sobriété, tout en rage rentrée avant de s'ouvrir au contact des oiseaux, au diapason du réalisateur qui plaide sa cause. Ses actes parlent d'eux-mêmes : il tua un mauvais payeur de la prostituée avec qui il vivait, d'où son incarcération, et re-tua, un gardien cette fois, d'où sa perpète. L'empathie développée envers ce réel passionné d'ornithologie déséquilibre les motivations légitimes du directeur de prison incarné par KarlMalden. Après, harceler un détenu qui a trouvé sa passion rédemptrice, c'est pas beau, c'est sûr ! L'oeuvre filmique, d'une qualité incontestable, doit donc s'apprécier en faisant abstraction de sa base réelle... Celà dit, l'oeuvre affirme sa richesse thématique.- Droit à la réhabilitation / Abus de pouvoir; Lancaster&Malden nous rejouent un peu le schéma Valjean/Javert en plus larvé, sans explosion de haine, avec des manières très policées où l'on peut percevoir les piques, et ce contraste entre mots et langage des corps apporte une ambiguïté bienvenue.- Les rapports de Stroud avec 2 femmes, la mère surprotectrice et la visiteuse platonique... A celà, ajouter : Le premier oiseau, Runt, qui, roulé dans sa chaussette, renvoie de façon surréaliste à... Eraserhead !!Grand moment documentaire vers la moitié du film : l'éclosion d'un oeuf !! Une vie qui prend forme en temps réel, sans coupe. Et quand une révolte gronde enfin à Alcatraz, je repense à "BruteForce" de JulesDassin où Lancaster, 15 ans avant, prenait les armes... Ici, il explore une autre voie, plus modeste mais plus gratifiante...

Note : Note de l'internaute :4/5

France, 12/01/2012
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ALLEGRO CRESCENDO
Si vous voulez toucher du doigt la PERFECTION ABSOLUE en matière de Comédie, "UnfaithfullyYours" vous portera aux nues : PrestonSturges l'emporte vers les sommets, par le Scénario roublard qu'IL a conçu et la Réalisation racée qu'IL a déployée, dans un N&B riche de nuances et un rythme au métronome. De très haute volée, cette screwball comedy de 1948 suit SirAlfredDeCarter,... chef d'orchestre(!) en proie aux affres de la jalousie conjugale; nous explorons, complices, toutes les options scénaristiques qu'il échafaude quant à la manière de réagir face à l'adultère éventuel de Madame, et le voyons avec délectation perdre son flegme légendaire, au grand dam de tout son entourage... et du mobilier !! Pain bénit pour RexHarrison, servi comme un prince par une gamme étendue d'émotions dont il joue chaque note en virtuose, virevoltant dans une mise en scène au diapason qui plonge, et nous avec, dans son esprit en ébullition... Délicieux - Irrésistible - Tordant - Loufoque - Un JOYAU indémodable qui en remontrera à n'importe quelle niaiserie d'aujourd'hui - Une Merveille d'horlogerie - Une vraie cure euphorisante - Une Réussite - BIS !!

Note : Note de l'internaute :5/5

France, 05/12/2011
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Amerikkkan Barbary X
Je ne puis qu'adhérer au précédent avis de Manux : bien loin des JamesBond et autres "SoleilRouge", ce Young-là, musclé par Fuller-le-polémiste, penche plutôt vers la crudité de son "CosaNostra" (ValachiPapers) et ne nous épargne aucun détail sordide [...] 14 ans avant le MississipiBurning de Parker, ce brûlot auscultait un Sud rural - ici l'Alabama - où l'imminence d'une manifestation d'activistes dévoués aux droits civiques échauffe les nerfs des encagoulés locaux. Profondément enracinées, les opinions les plus tranchées dépassent la caricature pour montrer la bêtise humaine dans toute son ampleur; elles ont pignon sur rue, y compris au sein de la police, dont le shériff Bascomb (LeeMarvin) et son adjoint (CameronMitchell) offrent un visage contrasté : si le premier cultive diplomatie et apaisement avec une belle ambivalence, son affreux bras droit milite ouvertement, prêt aux plus cruelles exactions. De son côté, le provocant Breck (RichardBurton) affiche clairement son ouverture à l'égalité raciale sous un aspect bonhomme de libre-penseur... Vous croiserez également O.J.Simpson, peu enclin à se laisser faire... la chanteuse LolaFalana, très convaincante... LindaEvans, autre atout charme au rôle improbable... DavidHuddleston (TheBigLebowski) en maire ambigu... Confrontés à la bassesse la plus répugnante, nos "héros" n'auront guère l'occasion de briller par leur finesse : la seule réponse à la violence semble être la surenchère. Advienne que pourra... Nous sommes donc déjà deux à vous conseiller ce film : rejoignez notre clan !!

Note : Note de l'internaute :4/5

France, 30/11/2011
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Le perspicace Docteur Forbes
Rafraîchissant de découvrir cette oeuvre réalisée 2-3 ans avant que Romero révolutionne le genre; ici les auteurs traitent le zombie dans son acception haïtienne, autrement dit vaudoue, postulat clairement établi dès le générique, pour ce qui restera l'unique incursion de la mythique Hammer dans cet univers aujourd'hui surexploité des morts-vivants. Point d'horreur gore ni de mangeurs de chair dans le métrage de Gilling, point d'invasion non plus à vrai dire !... Nous suivons en fait l'enquête d'un mèdecin vieillissant mais dur à cuire ( AndréMorell, qui tourna pour Hitchcock, Lean, Fisher, Fleischer, Kubrick, Crichton... excusez du peu ! ) dans un village de Cornouailles où son homologue & ancien élève s'avoue dépassé par un mal étrange qui décime la population... Cette "Peste des Zombies" distille son charme classique sur une trame limpide, d'une simplicité évangélique ( satanique, diront d'autres... ). La mise en scène ménage ses effets, entretenant une ambiance tendue pour amener la fin qui n'est pas une révélation mais une confirmation du pressentiment qui se dessine tout du long, à petites touches : à la première apparition, saisissante comme la foudre, succèdera une autre tout aussi marquante mais surtout plus durable, puis viendra l'apothéose attendue... Si quelques maladresses [...] prêtent à sourire, elles provoquent aussi l'attendrissement : la perfection numérique actuelle ne vaut guère mieux ! Ces images d'un passé révolu - l'Angleterre du XIX°siècle comme le Cinéma de 1965 - conservent un attrait impérissable par leurs décors soignés, et les maquillages, quoique sobres, impressionnent, au diapason des lieux. Au même titre que "LeCauchemarDeDracula", "LaNuitDuLoupGarou" et autres Momies..., ThePlagueOfTheZombies illustre l'âge d'or de la firme ( qui allait pourtant disparaître, hélas ) et constitue l'entrée en matière idéale pour un non-initié au genre. En Bonus, 25' de florilège des films de monstres de la Hammer, pour prolonger l'envie...!!

Note : Note de l'internaute :4/5

France, 20/11/2011
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Rebels with No future
D'abord, la petite histoire qui rejoint la grande : lorsque DennisHopper est embauché sur ce film en qualité de simple acteur que ses excès ont mis au creux de la vague, sa volonté de faire profil bas l'emporte, dusse-t-il incarner un rôle d'épave que le métier voit désormais en lui... Le sort en décide autrement puisque le réalisateur connaît des revers qui lui valent d'être débarqué, compromettant l'existence du projet. Seul recours : confier le poste vacant au seul susceptible de s'y atteler; Hopper enfile donc la double casquette, se penche sur le script traitant d'une famille dysfonctionnelle, se l'approprie, en déplace le centre de gravité initial axé sur l'étude d'un cas clinique par un psy, voix de la sagesse dévolue à RaymondBurr dont il réduit l'intervention à deux scènes pour se focaliser sur le dommage collatéral, la gamine/garçonne incarnée par le météore LisaManz, y injecte son intérêt pour le mouvement punk, dynamite les conventions en un brûlot nihiliste à la fin hallucinante qui déclencha des réactions épidermiques... Dois-je vous conseiller ce film ?... OUI, car c'est du grand Cinéma viscéral, chargé jusqu'à la gueu** de moments transpirant la fureur de vivre, trouvant de la poésie dans une décharge... Une rédemption par catharsis, où tout commence par un cauchemar qui s'avère vrai, où tout s'achève par des tentatives avortées de rediriger le drame vers le bonheur originel. Rien d'explicitement annoncé, mais plutôt latent, porté en germe, jusqu'à ce que [...] En prime : un bonus précieux encore plus long (90') que le film (86'), longue interview dans laquelle Hopper se livre comme rarement, communiquant sa fièvre cinéphile, citant des titres que la FNAC serait avisée d'éditer, tels "TheLastMovie", son précédent film, et ses participations : "MadDogMorgan" de Mora, "KidBlue" de Frawley, "Tracks" de Jaglom, "Reborn" de Luna, "WhiteStar" de Klick, "Biker'sHeaven", "Las Flores del vicio", "HumanHighway" de NeilYoung&DeanStockwell... Une mine !!...

Note : Note de l'internaute :5/5

France, 15/11/2011
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Barbaque en Gros ... & au Détail...
Je m'attendais à un polar, je me retrouve face à un film d'action pur et dur, quelque part entre le "GetCarter" de MikeHodges et... "Taxi Driver" (?). Avec un argument de sérieB digne d'un StevenSeagal, MichaelRitchie fait la différence par son exercice de style classieux saupoudré de touches insolites, parachutant LeeMarvin dans un Kansas surréaliste gouverné par GeneHackman - & son frère GregoryWalcott... ha ha - , avec pour enjeu la craquante débutante SissySpacek. Décalage détonnant entre un fond sans fioriture et une forme élégante, un Carnage qui assurément rentre dans le lard. Percutants, les affrontements se succèdent dans la surenchère la plus réjouissante, pour déterminer qui des visiteurs de Chicago ou des ploucs du KansasCity remportera le prix de la monstruosité. En Bonus, Dionnet & Schoendoerffer insistent sur le caractère atypique de cette curiosité filmique, chant du cygne de son auteur. A découvrir.

Note : Note de l'internaute :4/5

France, 09/11/2011
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Au temps du Cisco...
Des 3 westerns tournés en 1966 par FrancoNero, celui-ci, sans doute le moins connu, mérite attention et sûrement la 2° place, entre l'efficace "Django" et l'excessif "Temps du Massacre"; on y retrouve le sens de l'image du premier ( le chef-op' EnzoBarboni étant une fois de plus à la caméra ) ainsi qu'une majeure partie de ses acteurs principaux, et une intrigue proche de celle du second, à base de tragédie classique et de révélations familiales, mais en beaucoup plus travaillée. "TexasAdios" surprend d'ailleurs par un ton bien à lui, sans emphase ni cynisme car prenant le parti d'un shériff ( aspect classique que Nero apprécia, comme le révèle le Bonus... ), exploite les talents de cavalier & cascadeur de Nero, brasse l'affrontement personnel à une mini-révolution en marche. Pour son premier western après tant de peplum, Baldi force l'admiration; il signera également 5 ans plus tard un très estimable "Blindman", adaptation du Zatoïchi japonais. A découvrir, donc.

Note : Note de l'internaute :4/5

France, 07/11/2011
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Le Bon, le Fouet & la Meute
"Tempo di Massacro" inaugura une recette italienne riche en sauce tomate, Fulci n'étant jamais autant à l'aise que dans la violence graphique et les traits de sadisme, reposant sur un argument-prétexte de tragédie classique à base de révélations familiales... Ainsi opte-t-il pour des personnages très tranchés pour ne pas dire caricaturaux, manichéens, outranciers,... Photo & Mise en scène, de bonne facture, maintiennent heureusement l'intérêt...

Note : Note de l'internaute :3/5

France, 07/11/2011
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