Avis sur 9 Sonates pour violon, violoncelle et clavecin Giuseppe Tartini Voir tout son univers, Enrico Gatti Voir tout son univers, Gaetanto Nasillo, Guido Morini

  • CD album. 2 Volumes . Paru le 17 octobre 2003

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Avis des internautes : "9 Sonates pour violon, violoncelle et clavecin"

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Note : Note de l'internaute :1/5

Québec, Ville Fortifiée, Canada, 05/12/2006
À qui le blâme ?
Qui blâmé ? Tartini ou Gatti ? J'ai récemment émis de sérieuses réserves sur l'interprétation d'Enrico Gatti dans le double album qu'il a consacré à l'opus V de Corelli. Les mêmes réserves s'appliquent ici mais avec un facteur exponentiel extrême. Je vous rappelle que Enrico Gatti partage la philosophie de Milan Kundera concernant «l'éloge de la lenteur». Tout son jeu au violon en est fortement imprégné.Je vous mets au défi, camarades mélomanes, d'écouter ce double CD d'un seul trait sans tomber dans un état de catalepsie. Si vous souhaitez retrouver la fougue des «Trilles du Diable » et bien sachez que cet onéreux CD n'est pas pour vous. J'ai décerné une une note pour la Sonate XII qui ouvre le programme avec une certaine verve. L'autre note va à la Pastorale, attention : pour « a violino discordato», qui suscite un certain intérêt compte tenu de la technique proche de la « scordatura» ici employée. Pour le reste, ces sonates ne suscitent AUCUN intérêt. Je me demande bien d'ailleurs ce qui a poussé Enrico Gatti à les enregistrer. Elles sont d'un mortel ennui. Toutes à peu près semblables, construites sur le même moule, sans surprise, sans entrain, sans pirouettes, sans même un petit solo funambule qui pourraient rompre l'implacable routine ici imposée à l'auditeur consterné.Voici livré, chers auditeurs, l'éloge de la lenteur et de l'ennui! Je me demande : est-ce Tartini qui est si ennuyant ? Ou bien Gatti, qui impose son implacable dogme de la lenteur dans l'exécution ?Après réflexion : ce sont peut-être les deux. Des sonates plates comme la pluie d'hiver interprétées par un violoniste qui s'impose par une retenue excessive et qui a la fâcheuse manie de ne jamais faire d'étincelles.
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