Avis sur Der Freischütz Carl Maria Von Weber Voir tout son univers, Joseph Keilberth, Hermann Prey, Elisabeth Grümmer Voir tout son univers

  • CD album, import. 2 Volumes . Paru le 6 mars 1989
  • Notes en français et livret en allemand

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Avis des internautes : "Der Freischütz"

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Note : Note de l'internaute :5/5

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Occitània, 10/10/2011
Une certaine authenticité
Dès le début de ce Freischütz enregistré en 1958, l'impression est favorable. Rien ne vient vous signaler qu'on n'a pas la représentation de campagnards allemands de Bohême, pour une oeuvre dont l'authenticité presque populaire, la naïveté ou l'innocence si l'on veut, est comme redoublée par la nostalgie, puisque l'opéra de 1821 est censé rapporter une intrigue se passant au XVIIe siècle. Entre atouts, Keilberth dispose de sa propre honnêteté, de sa connaissance, assumée sans distance, de tout l'univers germanique, de la splendeur de l'orchestre de Berlin, enfin d'une distribution qui a beaucoup de mérites. Certes, la voix et surtout la capacité d'évocation de Karl Christian Kohn ne se comparent pas à celles des meilleurs Kaspar : écoutez Kurt Boehme chez Furtwängler-1954 ou chez Jochum. Mais on ne peut guère trouver mieux que l'Agathe d'Elisabeth Grümmer et même que la fine et joyeuse Ännchen de Lisa Otto. Rudolf Schock satisfait dans le rôle de Max, qui suppose du charme, de la vaillance, mais aussi une certaine faiblesse. Gottlob Frick a la voix d'un Ermite et Hermann Prey celle d'un Ottokar, encore que certains ont eu plus de grandeur que le premier et incarnent davantage le pouvoir princier que le second. On est pleinement satisfaits par la direction de Keilberth qui n'a tout de même pas la grandeur de Furtwängler, déjà cité, et à qui on ne reprochera pas de n'avoir pas l'élégance supérieure de Carlos Kleiber, qui n'est pas, à mon avis, ce qui est le plus nécessaire dans cette oeuvre, ni son génie. On est dans un studio, on ne l'oublie pas toujours. Keilberth n'est pas aussi inspiré que certains, mais il est toujours crédible. Pour la scène de la Gorge-aux-Loups, Jochum et Carlos Kleiber sont davantage fantastiques, plus évocateurs. Dans la discographie de l'oeuvre la version Keilberth reste des plus conseillables.
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