Avis sur La Fiancée vendue - 1952 Bedrich Smetana Voir tout son univers, Jaroslav Vogel

  • CD album. 2 Volumes . Paru le 12 mars 2009

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Avis des internautes : "La Fiancée vendue - 1952"

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Note : Note de l'internaute :5/5

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Occitània, 17/07/2011
La meilleure ?
Le son est très acceptable. Jaroslav Vogel (1894-1970) séduit très vite par une souple rapidité, chantante et nuancée, ainsi que par une mise en place parfaite. Les danses (stylisées) sont exaltantes, traitées avec une absolue maîtrise rythmique, presque démoniaque, et une élégance aristocratique. De même les choeurs sont pleins d'esprit, alors que chez Kosler, l'ensemble paraît presque mécanique. Tout va dans le sens d'une invention permanente, d'une variété, d'un engagement optimiste, de la continuité. Partout, l'orchestre, loin d'accompagner seulement les chanteurs, attise l'expression, relance l'intérêt. Les tempi sont rapides, mais les interventions orchestrales ont une densité qu'on ne trouve pas souvent ailleurs. Seul, le passage de la fausse renonciation, au IIe Acte, n'est pas supérieur à ce que fait l'honnête artisan Kosler. Jaroslav Vogel, qui semble être du niveau et du style d'un Fritz Reiner, n'a guère laissé de témoignages au disque : Jenufa (1953) et des pièces de Novak. La distribution est extraordinaire. Milada Musilová est une Marenka idéale, par ses moyens, son ardeur et la fraîcheur de sa voix qui conviennent à une jeune fille. Ivo Zídek, à 26 ans, sans guère utiliser le vibrato, est absolument sobre en amoureux juvénile et pur; on devine cependant qu'il n'aura pas la solidité d'un Blachut. Karel Kalas est à la fois très rigoureux pour ce qui est des notes et de l'expression, d'une rondeur jupitérienne, matoise et d'une énormité assez impressionnante. Oldrich Kovár, en Vasek, arrive à chanter tout en bégayant et ne se contente pas d'être ridicule, mais émeut par sa solitude. On ne saurait trouver aucun point faible dans les seconds rôles. Pas de livret, mais des explications plage par plage, en tchèque et en anglais.
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