Avis sur La chauve souris Johann Strauss, Herbert von Karajan Voir tout son univers

  • CD album. 2 Volumes . Paru le 19 octobre 2009
  • 1955

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Avis des internautes : "La chauve souris"

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Note : Note de l'internaute :5/5

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Occitània, 07/11/2011
Raffinement
La plus ancienne et la meilleure Fledermaus de Karajan est celle enregistrée en studio en 1955 chez EMI avec le concours d'Elisabeth Schwarzkopf dans le rôle de Rosalinde. Elle bénéficie aussi de la présence de Nicolai Gedda, Rita Streich, Erich Kunz... . Selon la notice, Schwarzkopf se souvint plus tard de ce que voulaient Legge et Karajan "Rien de vulgaire ou de douteux", "un rubato aussi pur que possible", "il voulait du style", certes il en faut. Plus loin, on parle d'"un sérieux [...] plein de sévérité". Ce n'est donc pas la version la plus comique et joyeuse. Quand on connaît le miracle de style, mais aussi de comique ou d'ironie de la version de Clemens Krauss, on peut être déstabilisé. Beaucoup d'effets sont gommés, ainsi dans l'évocation du café pris par Rosalinde sans son cher époux et, deux vers plus loin, dans celle de la tasse vide, à chaque fois un gruppetto allègre dénonce l'hypocrisie de l'épouse aimante feignant le désespoir d'être privée de son mari pour huit jours : on ne les remarque pas. Mais voilà. Cette Fledermaus est extraordinairement chantée, autant que celle de Krauss, bien mieux que celle de Carlos Kleiber, mieux que les autres enregistrements de Karajan, les chanteurs ont aussi un réel don de comédiens (ah ! Schwarzkopf !), Rudolf Christ est peut-être, par son intelligence, le seul Orlofsky qui vous ferait renoncer à une mezzo, l'élégance et le sens du rebondissement du chef sont réjouissants, les passages parlés sont excellemment intégrés aux moments musicaux pour une idéale théâtralité, que la malice est omniprésente dans la fête chez Orlofsky. Les contraintes imposées n'ont pas enlevé la vie, vraiment pas. Pour trouver un choix plus complet, cherchez aussi "Die Fledermaus".
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