Le premier album dAlela Diane, The Pirates Gospel, avait été acclamé par la critique comme lun des meilleurs disques de 2007. Personnellement, ce premier essai ne mavait pas convaincu : une voix trop nasillarde, des chansons sans relief si lon fait peut être exception du single éponyme de lalbum, petite comptine qui ne dénoterait pas sur la BO du prochain remake de Peter Pan. Cest donc avec une légitime réticence que jai découvert To Be Still, second opus de cette « native » américaine originaire de Californie. Il naura cependant fallu que quelques minutes pour que tous mes doutes soient levés : en 2 ans, la voix est devenue divine, les compositions et les arrangements dune richesse insoupçonnée. Il serait tentant de comparer Alela à quelques unes de ses contemporaines de la mouvance folk actuelle (CocoRosie ou Moriarty) ou plus ancienne (Beth Orton, Tarnation). Mais la jeune femme tire ses racines musicales bien plus en profondeur : son inspiration lui vient de la nature, du son du vent et de la rivière qui coulait au bas de la cabane où elle a écrit ses chansons. Alela Diane nous conte sur To Be Still le temps suspendu, limmobilité et lapaisement : elle semble bien avoir revêtu à loccasion de ce 2e album le costume de shaman, sadressant moins à notre cerveau quà notre âme
Note :
Paris, 05/04/2009
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