DE BRUIT ET DE FUREUR !
Trois ans après le monumental VIOLATOR (7 millions de galettes au compteur), le quatuor de Basildon remet le couvert avec cette collection de chansons efficaces et inspirées. Mais si son prédécesseur étonnait (et étonne encore!) par sa cohérence, ces chansons de foi et de dévotion brillent par leur éclectisme. Dix morceaux impeccables tous venant d'horizons musicaux divers mais réunis autour d'un même thème: la religion. L'ombre du gospel plane sur "condemnation", "mercy in you", "get right with me" et même sur "higher love". Pour la première fois de sa carrière, DM fait appel à des musiciens extérieurs pour donner plus de voix à une oeuvre aux accents de grande messe. "I feel you", en ouverture, lorgne vers le grunge (merci Nirvana) avec ses guitares tonitruantes tandis que l'électro "walking in my shoes" flirte avec le rap. "rush", l'élément zarbi de l'ensemble, ne ressemble à rien mais on l'aime bien quand-même. La plus belle surprise nous vient du symphonique "one caress" où Gore joue les virtuoses face à un orchestre de vingt-cinq musiciens. Portée par des arrangements (signés Wil Malone, connu pour son travail sur la série tv "les bubblies") d'une rare limpidité, jamais sa voix d'ange n'a été aussi cristalline. Gahan paraît littéralement habité par son nouveau personnage de biker évangéliste. Mute espérait en vendre 9 millions mais il s'en écoulera trois fois moins. La tournée sera un désastre humain et coûtera au groupe un de ses membres. Adieu Alan Wilder! C'est plus ou moins pour ces raisons que Depeche Mode dénigrera (injustement) cet album, tout comme il a renié A BROKEN FRAME dix ans plus tôt. Dieu que les changements d'orientation musicales sont difficiles à assumer!

Note : Note de l'internaute :5/5

neuve-maison, 15/10/2011
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ENFER ET DAMNATION
Quatre longues années après ULTRA, on aurait voulu DM plus inspiré! Pour une fois, le trio n'avait pas à se remettre d'une tournée épuisante et Gore avait eu tout le temps nécessaire pour engendrer un nouveau chef d'oeuvre. Las, le petit blondinet avait du se faire à l'idée que sa muse, partie pour de longues vacances, reviendrait en temps voulu. Après être péniblement parvenu à rassembler une poignée de titres, nos chers DM sont alors partis en studio avec le producteur de Bjork, histoire de faire "branché". Le miracle n'aura pas lieu! Adieu les envolées lyriques d'ULTRA et place au zen, au dépouillement et à l'expérimentation (dans le mauvais sens du terme). Hormis quelques titres joliment troussés ("dream on", "when the body speaks, "the dead of night" et "I feel love"), rien n'est à sauver de ce naufrage musical. Tout est froid, distant et impersonnel. On se demande si c'est bien Depeche Mode qui l'a enregistré tant son empreinte est absente de cet abîme d'ennui! Il nous faut attendre le douzième titre "I am you" pour enfin retrouver les soubresauts d'une flamme qui semblait éteinte. Ce titre superbe qui rappelle 'one caress" ou "home" par son lyrisme et sa beauté nous ferait presque oublier que cette cuvée 2001 ne peut se résumer autrement qu'en un monumental gâchis. BEURK!!!

Note : Note de l'internaute :1/5

neuve-maison, 15/10/2011
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PUR ET DUR
Inconnus chez nous malgré une série d'albums inégaux, Midnight oil (qui vient de l'expression "burning midnight oil" qu'on peut traduire par "passer une nuit blanche")accède à une certaine maturité musicale ce disque impeccable qui allie avec brio écologie et rock. D'écologie et d'environnement, il est fort question dans "diesel and dust". Exit les cheveux longs (Garett n'en a plus un seul)et les mélopées de guitare acoustique! La prise de position est radicale, pessimiste. Le son est puissant, sale, sans concession. "Beds are burning", hit planétaire, réveille les consciences et "put down that weapon" milite pour la paix sans être ridicule. les mélodies sont impeccables, les textes accrocheurs, la pochette sublime...il semble que tout soit réuni pour que cet album entre dans le panthéon des indispensables. Dommage que ce se soit un peu gâté par la suite. Depuis, Peter Garett a troqué son micro contre un costard cravate et a déserté la scène musicale pour occuper un ministère. Celui de l'écologie, bien sûr!

Note : Note de l'internaute :5/5

neuve-maison, 02/10/2011
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Chorus

Erasure Voir tout son univers
CD album, import

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mélancholique
Malgré les années qui passent, ce duo 100% british reste une véritable curiosité qui étonne par sa longévité et sa fécondité. On en oublierait presque que Vince Clarke et Andy Bell ont écrit les plus belles pages de la pop électronique (ne déplaise aux ayatollahs du rock).Changement de cap en cette année 91 car nos compères délaissent l'efficacité pour se concentrer sur l'écriture. Encore aujourd'hui, peu d'albums peuvent rivaliser au niveau de la qualité des textes.Résultat, dix chansons fabuleuses d'une rare sensibilité tantôt gaies ("chorus","love to hate you", perfect stranger") tantôt sombres et mélancoliques ("joan", "am I right", "home"). Le sommet est atteint avec "siren song" et "home" qui nous mettent un coup de blues par leur lyrisme et leur nostalgie. Il reste toutefois une impression d'inachevé, la faute à une production (signée Flood, tout de même!) trop lisse et sans ambition. Qu'à cela ne tienne, Chorus reste le meilleur opus d'une longue discographie qui n'a suscité que mépris et indifférence dans notre cher hexagone.

Note : Note de l'internaute :5/5

neuve-maison, 07/09/2011
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nostalgique
Anciens chantres du prog, les membres de Camel avaient réussi leur entrée dans les eighties avec le concept album "nude" puis le mésestimé "single factor". Leur musique a su évoluer avec leur époque et les délires instrumentaux des seventies avaient laissé la place à des titres au format plus court, plus pop, bref plus commercial (dans le bon sens du terme). Avec "stationary traveller", Andy Latimer (seul membre d'origine) nous emmène dans un Berlin d'hier, au temps de la RDA, pour nous compter des destins contrariés par un mur infranchissable (comme Daniel Balavoine avec "les aventures de Simon et Gunther" en 1977). L'instru "pressure point" fait une belle intro. Quant à "vopos" (ainsi nommait-on les membres de la volkspolizei) et "west Berlin", les meilleurs titres du disque, ils nous ramènent à une certaine insouciance musicale propre à la première moitié des 80's, pleines de synthés et de sonorités chaudes et entrainantes. "stationary traveller", par son côté inquiétant et lyrique se rapproche de "private investigations" des Dire strait. Tout cela a un peu vieilli mais reste attachant. Depuis, le mur est tombé et Camel s'est mis en sommeil pendant sept années avant d'enchaîner à nouveau les succès. Avec cet album (le dixième, tout de même !), ils avaient clôt la première partie d'une carrière prolifique en beauté. A recommander.

Note : Note de l'internaute :5/5

neuve-maison, 03/09/2011
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AUX ORIGINES DE LA SYNTH POP
Comme toute histoire, celle d'orchestral manoeuvres in the dark a un début. C'était l'époque où pas mal de petits anglais, influencés par des groupes comme KRAFTWERK, délaissaient les instruments traditionnels pour les synthétiseurs et les boîtes à rythme. D'ailleurs, Andy McCluskey n'a cessé de répéter ces trente dernières années à quel point le quatuor de Düsseldorf l'a inspiré. Le résultat: un premier album très réussi malgré des moyens techniques plus que limités. "Bunker soldier" nous fait penser à Grauzone par son côté minimaliste et "almost" surprend par sa profondeur. Quant à "messages", on lui préfère sa version single, plus punchy. Le hit "electicity" est impeccable et l'ambitieux "pretending to see the future", qui clôt l'album, annonce ce qui suivra. Plus qu'un simple album, un témoignage, une archive précieuse nécessaire à la compréhension d'une époque hélas révolue. Le mouvement synthétique des 80's prenait alors son envol pour marquer durablement toute une génération. Longue vie à OMD !

Note : Note de l'internaute :4/5

neuve-maison, 12/06/2011
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UNE PAGE SE TOURNE
1991: grande année pour le grand Mike car le contrat qui le lie à Virgin prend fin. Obligé de livrer un ultime album à son label historique, il décide de frapper un grand coup en signant de son véritable nom (Mike n'est après tout qu'un diminutif) puis en reprenant simplement les recettes qui ont fait son succès (pourquoi se creuser pour un patron qu'on déteste). Deux parties distinctes: une "chantée" et un autre "jouée". L'immense "Music from the balcony" rejoint sans mal ses aînés "crises" et "taurus II" dans le panthéons des grands thèmes instrumentaux tant il est audacieux dans sa structure et dans son contenu. Quant aux cinq chansons, on peut dire que c'est une réussite. Mention spéciale à "heaven's open", très rock. Mais le véritable attrait du disque, c'est le talent vocal d'Oldfield qui interprète l'intégralité des titres pour la première et sans doute la dernière fois (on ne l'y prendra plus, il l'a juré quelques années plus tard). Une page se tourne et l'oiseau, enfin libre, peut s'envoler vers d'autres cieux. Sniff!

Note : Note de l'internaute :4/5

neuve-maison, 01/06/2011
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UN BON GROS GAG
Sacré vieux Mike, quand t'en as gros sur la patate, tu n'y vas pas par quatre chemins! Faire un disque pour emmerder ta maison disques, il faut en avoir et c'est peu de le dire. Mais la plaisanterie a des limites quand-même car ton gag m'a coûté bonbon. Il n'y avait pas encore de téléchargement à l'époque et c'est dommage car j'aurais été prévenu que cet album n'était qu'une farce. Aujourd'hui, on dirait que tu as voulu faire le "buzz". Il est néanmoins vrai que ton "ammarok" se révèle musicalement vide! Mais bon, je te pardonne parce-que je t'aime bien. Mais dis-moi, ça a du bien gueuler chez Virgin quand tu t'es pointé avec ce truc! Il n'empêche que tu avais raison et c'est pour ça que je te mets une étoile. Signé: un fan de longue date (1981 pour être inutilement précis).

Note : Note de l'internaute :1/5

neuve-maison, 28/05/2011
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un lamentable gâchis
1996, année du fric. Le quatuor d'Athens signe un nouveau contrat avec Warner. On parle de plusieurs millions de dollars. Alors en position de force, le groupe vit alors ses dernières heures de gloire mais ne le sait pas encore. "notre meilleur album avec automatic for the people" lit-on dans "rock and folk"!Comment peut-on comparer un chef d'oeuvre comme "automatic..." à ce lamentable assemblage de morceaux aussi hétéroclites qu'ennuyeux. Dés les premières notes du soporiphique "how the west...", on se dit que REM a raté son entrée, ce qui ne leur ressemble pas. Puis viennent "the wake up bomb", "new test leper", "e bow the letter", "leave"...intéressants mais indignes d'un combo capable de bien mieux. Puis c'est l'hécatombe: aucun refrain digne de ce nom, un instru raté ("zither" ne sera pas le nouveau "new orleans instrumental n°1"). "so fast so numb" et "electrolite" sortent difficilement du lot en réussissant à capter l'attention. Et ce son! triste, étouffé, glauque...Si "automatic..." et "out of time" étaient lumineux et aériens, ces nouvelles aventures (en hi-fi) sonnent plus comme une oraison funèbre que comme une résurrection. Le disque fera un flop dont le producteur fera injustement les frais. Scott Litt, artisan du succès mondial de REM se fera jeter comme une m..., et sera remplacé par Pat McCarthy qui ne fera poutant pas de miracles sur "up" et "reveal". Une bien triste fin de règne. Un conseil: passez votre chemin et c'est un fan de longue date qui vous le donne!

Note : Note de l'internaute :2/5

neuve-maison, 28/05/2011
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Le parfum

Patrick Süskind Voir tout son univers, Bernard Lortholary (Traduction)
Roman (poche). Paru en 01/1988

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un chef d'oeuvre
Voici un livre qui nous raconte le destin tragique d'un personnage hors normes nommé Grenouille. En effet, un bien curieux personnage né sans odeur ni états d'âme qui n'a jamais éprouvé le moindre sentiment "humain". Sa seule raison de vivre, ce sont toutes ces odeurs qui l'entourent. Bonnes ou mauvaises, cela importe peu quand on a l'odorat aussi développé que le sien. Une passion qui deviendra sa seule obsession et le poussera à devenir un des premiers serial killer de l'histoire. Le roman est sous-titré "l'histoire d'un meurtrier", ce qui est un peu réducteur vu la richesse du récit. Grenouille est avant tout un être fascinant, capable de se couper du monde pendant plusieurs années pour se réfugier dans le sien, ce fameux salon pourpre où sont rangées toutes les senteurs du monde. Dans "le parfum" Süskind nous dépeint une France laide et nauséabonde, celle du 18è siècle où les senteurs les plus repoussantes côtoient les effluves les plus délicates. Aucun détail ne nous est épargné et les descriptions sont nombreuses et détaillées et les personnages secondaires sont pour le moins pittoresques. Une fresque historique brillamment écrite à déconseiller aux âmes sensibles et à recommander à ceux qui aiment les personnages ambigüs.

Note : Note de l'internaute :5/5

neuve-maison, 05/05/2011
13 personnes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile.
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