Melvillien
Mieux que son prix de la mise en scène à Cannes, le film a obtenu l'honneur d'être méprisé par Charlie Hebdo. Sur une intrigue standard apte à servir le tout venant du cinéma d'action, Drive dresse le portrait d'un jeune américain à qui l'Amérique d'Obama n'a rien de mieux à offrir qu'un emploi sous payé qu'il doit compléter en servant de chauffeur à des gangsters sanguinaires. Ascétique et désenchanté comme l'était Delon dans Le Samouraï, le héros roule droit vers la mort qu'il se choisit, comme le faisait aussi le personnage tout aussi nihiliste de Point limite zéro, sous les années Nixon. Lucide état des lieux d'un pays sans espoir, ce film redonne un instant une dignité au cinéma américain, paradoxalement de la part d'un réalisateur danois.

Note : Note de l'internaute :4/5

toulouse, 23/04/2012
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L'humanisme oublié du cinéma
L'Inde post-coloniale du Fleuve est une Inde où cohabitent pacifiquement colons et colonisés dans un milieu où ces derniers semblent résignés à la culture de leur maître. Si Renoir s'était arrêté à ce constat il n'aurait fait qu'un film colonial détestable alors que son intention est inverse. La mort de l'enfant mordu par un cobra qui ne veut pas être charmé oblige le colon à admettre son échec à vouloir conformer une autre culture au dogme occidental. Le Fleuve devient une invitation à rejeter les intrus à la mer ou à rester dans le fleuve, à condition qu'ils n'y fassent pas de vague. Un film subtilement coloré à mettre dans le baluchon des généraux envoyés au Moyen Orient.

Note : Note de l'internaute :5/5

toulouse, 20/04/2012
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Une vitrine du film noir
A l'époque où Spielberg et Lucas s'emparent du pouvoir, un autre Hollywood tenta de rester adulte en ressuscitant le film noir d'après guerre. En dépit d'un Robert Mitchum impeccable et d'une Charlotte Rampling parfait sosie de Lauren Bacall, le film accuse de nombreuses faiblesses. D'abord des personnages secondaires à peine esquissés, mais surtout une mise en scène sans vigueur où abondent les plans moyens paresseusement entrecoupés de champs contre champs. De ce fait, l'éphémère Dick Richards n'accouche que d'un hommage timide, là où Polanski, avec les mêmes ingrédients, avait créé un style dans le désormais classique Chinatown.

Note : Note de l'internaute :2/5

toulouse, 20/04/2012
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Un des meilleurs films noirs français des années 70
Le meilleur film de Lautner bien qu'il n'y soit pour rien. Il ne fait que servir un projet de Delon, tellement présent dans le paysage à cette époque-là, que Mort d'un pourri passait pour un véhicule de plus érigé à sa gloire. La perspective des années passées donne au sujet toute sa portée, désormais que les groupes occultes tels que le Bilderberg ou le CFR sont identifiés comme les vrais maîtres du monde. Klaus Kinski, homme d'affaire international qui déclare "nous n'avons plus d'ennemis mais des clients" prend ici le visage d'un prophète. Sans toutes ces cascades automobiles desquelles Delon ressort toujours indemne, on aurait pu avoir un chef d'oeuvre. On n'a qu'un excellent film noir d'un contenu très dense, et c'est déjà pas mal.

Note : Note de l'internaute :3/5

toulouse, 14/04/2012
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Culte mais faible
L'ennui avec Lautner n'est pas son manque de talent, c'est sa paresse. Il s'est toujours contenté de peu et quand Audiard n'est pas là pour le servir, ça se voit gros comme le nez au milieu de la figure. Il y a quand même de bons moments dans Il était une fois un flic, mais que de facilités qui font sombrer le film dans l'ennui. Pour se consoler on peut entendre deux passages musicaux qui "déchirent sa race" chantés par Nanette Workman, l'ex choriste de Johnny Hallyday.

Note : Note de l'internaute :2/5

toulouse, 13/04/2012
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Un film politique
Un tout petit film qui dans un monde normal ne serait pas resté plus de trois semaines à l'affiche. La proposition de départ est, comme dans les OSS, de parodier un genre, et dans ce sens, le pari est réussi, même si, à une époque, le contenu aurait pu servir un sketch des Nuls sur Canal +. Couronner Hazanavicius n'est pas non plus une aberration (tellement de médiocres ont reçu l'oscar) alors que Kubrick (pour ne citer que lui) ne l'a jamais obtenu. Cette consécration excessive n'a bien entendu aucun rapport avec le cinéma, mais bien avec la représentation politique que les Américains admettent venant des étrangers, dans la mesure où elle ne s'oriente que dans un sens : leur manière à eux de voir le monde.

Note : Note de l'internaute :2/5

toulouse, 29/03/2012
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Un document d'époque
Tout film antérieur à 1940 prend désormais valeur de document, qu'il soit bon ou mauvais. Cette histoire de rédemption ou le bien et le mal se confondent panache les longs tunnels dialogués avec des plans d'un naturalisme à la Flaherty. Joan Crawford tend à trop vouloir se faire remarquer, mais Walter Huston est tout à fait bon dans son rôle d'illuminé. Ce film est l'occasion de se rappeler de Lewis Milestone, qui à l'instar de Clarence Brown, a progressivement sombré dans l'oubli.

Note : Note de l'internaute :3/5

toulouse, 17/03/2012
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100% qualité française années 50
La jaquette annonce du noir et blanc mais le film est bel et bien en couleurs, superbes d'ailleurs, et rares dans le cinéma français de l'époque. La transposition d'un roman de William Irish dans un univers provincial français fonctionne bien, mais hélas, Delannoy a très mal dirigé Michèle Morgan qui surjoue son personnage à en devenir exaspérante. Une curiosité cependant, représentative de ce que fut la qualité française honnie par Truffaut.

Note : Note de l'internaute :2/5

toulouse, 29/02/2012
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Bavard et statique
Mis en scène par un nom obscur dont tous les films ont sombré dans l'oubli, le film s'abîme dans lexcès de bavardage et le moralisme facile. Cette critique du capitalisme paternaliste, servie par une interprétation de choix, méritait un réalisateur plus inspiré. Avec Kazan, co-scénariste du film, on aurait peut-être eu un classique.

Note : Note de l'internaute :2/5

toulouse, 29/02/2012
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Le meilleur western de McLaglen
Dans la morne filmographie d'Andrew McLaglen surnage cet excellent western qui repose avant tout sur une solide histoire. Le cynisme des dialogues et la morale douteuse des personnages puise assurément sa source dans le western italien alors en pleine expansion. Quand au final, impensable dix ans avant, il détone sérieusement dans le western américain. Porté par une formidable BO de Jerry Goldsmith, Bandolero est un divertissement de qualité à voir et revoir. Cette nouvelle édition enrichie d'un bonus de Patrick Brion offre une qualité d'image et de son qui n'a rien à envier au Blu Ray.

Note : Note de l'internaute :3/5

toulouse, 17/02/2012
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